L'histoire
Histoire des villages
Histoire de Nivollet-Montgriffon
Etymologie
Le nom viendrait de Bren et Odos, route de Bren ou de Brennus ; ou du celtique Brenn ou Broën, du jonc, il est vrai qu'il y a des marécages sur le territoire.
Les archives municipales
Je fait un paragraphe spécial pour les archives de Brénod car elles sont extrêmement riches au niveau historique. M. DEBOMBOURG, archiviste, lista et imprima un fascicule en 1856, de tous les titres, reconnaissances, etc. trouvés lors de sa visite à la mairie de Brénod. Il est téléchargeable sur le site de la bibliothèque de France. Je vous laisse à sa très instructive lecture....
Le Village

Carte de Brénod et ses alentours établie par CASSINI au 18ème siècle.
Les preuves de l'ancienneté du village sont liées aux titres de la chartreuse de Meyriat et du prieuré de Nantua1.
En 1173 Guichard et Humbert de LA BALME donne ce qu'il possède sur Brénod aux moines de Nantua. Le prêtre du village peut prendre deux cartal de blé sur la dîme en 1209.
Les habitants de Brénod avaient le droit d'acheté dans les deux mandement voisins à savoir Rougemont et Lompnes par actes de 1292, renouvelé en 1294 et 1325.En 1309 et 1336 des transactions ont lieu entre les chartreux de Meyriat et le prieuré de Nantua au sujet des limites de Brénod. Depuis cette transaction de 1309 les villageois avaient le droit d'usage dans les bois, d'essarter dans les confins. Ils pouvaient les donner en dot à leur fille.
Il existe également un livre de reconnaissances de hommes de "Brennod" de 1342.
Un nommé LOMBAR Pierre se dit homme lige et taillable de main morte des seigneurs prieurs de Nantua en 1436. Dix ans plus tard les habitants de Brénod vendent un terrain en franc-alleu au prieur de Nantua2.
L'église
L'école
Le château de Monthoux
Un parchemin daté de 1289 prouve que ce château existait. Le prieur de Nantua traite avec le comte de SAVOIE pour "mettre en ruine le chasteau sis sus la montagne du Mont Acu (Monthoux)" qu'il a fait construire... Le comte de SAVOIE est prêt à venir avec ses forces devant ledit château pour le détruire. Les occupants pourront sortir avec armes et bagages sans dommage.
1 Le monastère et la terre de Nantua Histoire et documents. P. BLANC, P. CATTIN et J-M. PLOUIN. les amis de la Michaille 2016.
2 archives départementales de l'Ain H57.i
Le Village

Corlier dessiné par CASSINI lors de la création des premières cartes de France au 18ème.
L'église
le vicaire est nommé par le curé d'Aranc. L'église est sous le vocable de sainte Agathe.
En août 1655, l'archevêque de Lyon, dont dépend Aranc, effectue une visite. L'église est en mauvais été, ainsi que le cimetière et également la chapelle fondée par un nommé GIRARD. Peu de travaux ont du être réalisés puisque qu'en juin 1705 le curé d'Ambérieu et archiprêtre d'Ambronay constate la même chose. L'archevêque ordonne des travaux en décembre 1705, sinon les offices ne seront plus faites.
L'école
La seigneurie
Le village

Les remparts de la ville ne sont plus représentés sur cette carte du 18ème.
L'église
L'école
Les hameaux
Pour l'histoire des châteaux de Lacoux et leur histoire, je reprends en partie mon livre.
La seigneurie

Lacoux d'après CASSINI lors de l'établissement de sa carte au 18ème siècle.
Il ne faut pas confondre le village de Lacoux et les seigneurs de LA COUS, seigneur de la Combe en Bugey.
La seigneurie existe depuis le 14ème siècle, propriété de LUYRIEU. Claudine apporte en dote lors de son mariage en 1420 avec Claude de VILLETTE Lacoux et son hameau Chaley. Jean Claude de VILLETTE enseveli, avec son épouse dans l'église de Chaley, lègue tout à sa fille Marie Hyacinthe, dernière du nom par testament le 01 avril 1674.
Elle se marie avec François de BORDRES ou DESBORDES en 1681, nouveau seigneur du lieu. Le petit fils Joseph Gabriel vend tout le 22 août 1761 à Paul SAIN, écuyer.
le 11 septembre 1768, il vendit le château, les terres, bois, etc. à messire Antoine TROLLIER, chevalier, et se porte acquéreur des terres de celui-ci. Il est seigneur de Chatillon, Montgriffon, la Tour de Jujurieux et autres places... est-ce trop ? Il revend la seigneurie à Jean-Baptiste BILLION par acte du 26 mai 1770. La famille LOUVAT de CHAMPOLLON en est propriétaire en 1789.
Le premier château de Lacoux est situé à l'extrémité sud du village, appelé Tour de Montfalcon. Il en reste des vestiges, morceaux de murs. il devait être carré avec un donjon central. Plusieurs hypothèses existent sur les raisons des ruines : des représailles du seigneur de LONGECOMBE, destruction lors du rattachement au royaume de France en 1601...
On parle de château dans les textes, mais une pierre encastrée dans le mur de la maison "BILLION", appelée le château, porte la date de 1618.
Les pierres des ruines de la Tour peuvent très bien avoir servis à la construction du nouveau "château" début 17ème siècle. Un acte daté de 1738 donne un détail " ...concernant la vente d'une maison réduite en masure située au dit Lacoux et un jardin où sont à présent la cour de bize grange et écurie et jardin derrière du château de Lacoux nouvellement baty..." Cela pourrait correspondre à la maison BILLION construite au 17ème et remaniée au 18ème.
Le peintre lyonnais florentin SERVAN acheta le château et tous les biens, en indivise avec son frère, le 03 septembre 1840, fut maire de Lacoux de 1848 à 1868. Il rachète la moitié détenu par son frère le 26 septembre 1846.
Il revendit la demeure à Jean François BILLION VIORBAZ.
Le village
L'église
L'école
Le village

Le château de Longecombe n'apparait pas sur la carte de CASSINI du 18ème siècle.
La seigneurie et la famille
L'histoire complète de la seigneurie et de la famille de LONGECOMBE se retrouve dans mon livre : seigneurs et seigneuries du plateau d'Hauteville
Le village de Longecombe était propriété de l’Abbaye de Saint Sulpice au 11ème siècle.
Au 12ème siècle deux familles se partageaient le village, les de LA BALME et les de GRAMMONT.
En 1140, Guillaume de GRAMONT donna tout ce qu’il possédait sur les terres de Longecombe aux religieux de Saint Sulpice.
Humbert de NUCEY reconnut, en 1247, tenir son fief de Longecombe de cette même l’abbaye, où ils avaient leur tombeau familial.
La seigneurie comprenait huit hameaux : Les Grand et Petit Dergis, le Dergis Michaud, les Tellières, Cérage, Chappes et Charabotte.
Le 17 septembre 1297, Pierre de LONGECOMBE renouvela la reconnaissance de ce simple fief.
Le 17 septembre 1321, Amé V confère à Pierre de LONGECOMBE l’entière juridiction sur ses terres.
Entre mars 1324 et mars 1325, Pierre de LONGECOMBE, chevalier et commissaire du comte de Savoie, fut logé, avec sa famille au château de Cornillon à Saint Rambert, et encore de entre février 1330 et février 1331.
En 1353, le comte de SAVOIE se bâtait en pays de Gex. Il lui fallait des engins, des tours de bois, des galeries appelées chats, pour l’offensive des châteaux. Les bois furent pris dans les montagnes de Longecombe. Amédée VIII concéda toutes justices, haute, moyenne et basse à Jean de LONGECOMBE.
Vers 1350 la famille de LONGECOMBE se sépara en deux branches distinctes et à l’avenir bien différent.
L’aînée resta seigneur du lieu, habita Longecombe puis Virieu le Grand ; l’autre sera seigneur marquis de Thoy et Peyzieu. Les unions sont souvent réalisées avec des familles étrangères au Bugey et aucune avec une famille du plateau.
L’une comme l’autre servit les comtes puis ducs de SAVOIE, puis le roi de France et le marquis de THOY le roi d’Espagne.
Lors du dénombrement des nobles du Bugey du 27 août 1461, Jean déclara tenir son château, granges, places, appartenances, toutes justices depuis Virieu-le-Grand jusqu’à Longecombe, par à l’abbaye Saint Sulpice et à la Roche Sous Balme et Charabotte, du comte de SAVOIE. Des bornes avec une croix ou une crosse, emblèmes de l’abbaye de Saint Sulpice, marquaient les limites des juridictions seigneuriales.
Jean, deuxième du nom, fut nommé en 1474, écuyer de Yolande Duchesse de SAVOIE.
Le 29 mai 1475, commission lui fut donnée d’assembler les troupes du Bugey, de se rendre à Rossillon, et d’empêcher les troupes ennemies de passer.
Lors de la signature du traité d’aliénation le 27 octobre 1452 Jean de LONGECOMBE figurait parmi les otages.
Le 22 mai 1488, il obtint le grade de capitaine gouverneur de Virieu le Grand, mais resta seigneur de Longecombe.
Pierre de LONGECOMBE, quatrième du nom, fut écuyer de François de SAVOIE, le 24 septembre 1480, puis le 06 avril 1510 écuyer ordinaire de l’écurie du Duc de Savoie. Il devient son conseiller et chambellan, puis termina sa carrière comme Ambassadeur auprès des Suisses.
En 1528, il légua un verger au couvent des Cordeliers de Belley, à charge de célébrer 400 messes pour lui et les siens.
La famille de LONGECOMBE de THOY, habitant dans la maison forte de Peyzieu, dans son château de Thoy ou sa maison de Belley, était très amie avec Saint François de SALES, le très Saint évêque. Il était le directeur de conscience de la famille de PEYZIEU. Trois filles prirent le voile à l’abbaye des bénédictines de Rumilly. Marie de PEYZIEU sauva la ville de sa mise à feu et à sang par le roi de France en 1630.
A chaque génération, des enfants sont religieux et militaires. De 1690 à 1704 un régiment de l’armée porte leur nom : le Régiment d’Infanterie Etranger de THOY.Le régiment fut licencié le 09 octobre 1706.
M. de LONGECOMBE devait payer 30 Livres, plus 15 sols pour son valet et ses deux servantes. Etre dans l’armée coûtait cher, les deux branches familiales étaient ruinées. Pour subvenir aux énormes frais, Anthoyne de LONGECOMBE, écuyer, céda son fief le 26 août 1670 à Jean Louis TROCU, seigneur de la Croze. Françoise de VAURION, veuve, malade et handicapée de son bras droit, vivait chez sa fille Jeanne épouse de Benoît d’ARLOZ, seigneur de la Servette. Elle signa le 09 août 1659 un contrat d’entretien avec son gendre qui devra la nourrir et la loger au château. Son fils Anthoyne de LONGECOMBE paya pour cela une pension de 300 Livres annuelles.
Le 23 septembre 1713 Anthoine Balthazard de LONGECOMBE de THOY créa une rente pour Anthide de MIGIEU, en remboursement de 1 000 Livres prêtées pour son voyage en Espagne, le capitaine Général ayant reçu l’ordre de rejoindre les troupes de « sa majesté très catholique ». Il avait déjà emprunté 1 000 Livres au sieur de LAMARE pour le même déplacement et le montant total des emprunts se montait donc à 6 000 Livres.
Joseph Honoré avait lui aussi, beaucoup de mal à pourvoir à ses subsistances. En août, septembre et octobre 1720, il emprunta de l’argent à M. Guillaume ROBELIN, seigneur de Rochefort. Le 08 mai 1726 ce dernier lui réclama, une dernière fois avant procès, la somme de 7 979 Livres. Joseph ne pouvant lui rendre directement, lui céda, jusqu’à remboursement de la somme, les revenus du bail en cours des moulins, battoirs, prés et jardins situés à Charabotte et dépendant de la seigneurie de Longecombe.
La marquise de THOY paya en 1739 la somme de 124 Livres de capitation, tandis que le seigneur de Longecombe, ne fut soumis qu’à 14 Livres.
François de LONGECOMBE, chanoine archiprêtre à la cathédrale de Belley, reçut de sa tante Jeanne Marguerite, tout ce qu’elle pouvait hériter de ses père et mère, par acte du 30 janvier 1741. François, nomma son frère Joseph « son procureur général spécial et irrévocable » pour ses terres de Longecombe. Celui ci donna procuration à son épouse le 07 avril 1745 « car va partir au service de sa Majesté ». Il reçut également par donation la totalité des biens de sa tante Anne de LONGECOMBE.
Joseph de LONGECOMBE (neveu et héritier de son oncle Antoine) venait passer l’hiver à Belley. Détenu dans son lit pour cause de maladie, il nomma un procureur les 03 octobre 1768, testa les 08 juin 1770 et 17 novembre 1770 et dressa un inventaire de tous ses biens, tant de sa maison de Belley que ceux contenus dans son château de Thoy, le 04 décembre 1770. A aucun moment il n’est fait mention du château, d’une maison forte ou tout autre bien à Longecombe.Ce précieux document nous renseigne sur l’état de la fortune de la famille. Il ne restait pas grand-chose, l’épée d’argent donnée à son oncle par le roi d’Espagne était en gage à Paris. Le mobilier n’était pas en très bon état, peu de superflu.
Joseph, par acte notarié du 04 décembre 1765, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint Louis, ancien lieutenant colonel d’infanterie, prouva son titre de seigneur de Longecombe, par une reprise de fief au dénombrement de la dite terre par Jean de Longecombe au profit du comte de SAVOIE datée du 27 août 1461. Cet acte stipule l’inféodation de la seigneurie à Pierre de LONGECOMBE par Anne de SAVOIE le 17 septembre 1321.
Son fils, Joseph Marie de LONGECOMBE, marquis de Thoy, né le 17 décembre 1765, décède le 14 septembre 1844 à Lyon. Il fut officier au régiment de Bourbon Dragons. N’ayant eut malheureusement que deux filles, il fut donc le dernier marquis de Thoy seigneur de Longecombe.
L'église
L'église, n'était pas là où elle se trouve aujourd'hui.
La première se trouvait au lieu dit la Maladière selon un acte de 1462.
En 1665 un acte confirme qu'une chapelle sous le vocable de Saint Georges est la propriété des seigneurs de LONGECOMBE.
En 1707 une visite paroissiale se fait dans la nouvelle église. Le bénitier est daté de 1704, faut-il y voir l'installation de l'édifice au centre du village à cette date ?
L'église possède la particularité d'avoir une fenêtre romane au fond du choeur. Est-ce un ré-emploi des pierres de l'ancienne église ou bien une réalisation à la construction ?
Les spécialistes sont divisés sur cette question et ne sont pas d'accord.
Voici quelques écrits trouvés dans les registres paroissiaux où il est question de l'église
Je vous les laisse découvrir.
Le 21 juin 1750 est une grand jour pour Longecombe et pour Jean François DEMOTZ, le prêtre du lieu.
Jean Baptiste BRIGUET, pauvre mendiant , revient de Rome et rapporte un trésor !
Voici le texte issu des registres de la paroisse de Longecombe des archives départementales de l'Ain.
https://www.archives.ain.fr/ark:/22231/vtae6d4d0d72ed215f8/daogrp/0/44
Le 21 juin de l'an dimanche 1750, Jean Antoine, évêque de Belley
Jean François Démoz Prêtre curé de Longecombe soussigné
ait enregistré sur le présent registre sans rien avoir ajouté
ni diminué l’acte authentique ci-devant des reliques des saints
Gras et Maximin martyrs qui nous ont été apportées par
Jean Baptiste Briguet pauvre mendiant que la paroisse
de Longecombe avait envoyé à Rome cette année sainte mil
sept cent cinquante pour y gagner les indulgences du
jubilé lesquelles Reliques ayant été visées et extraites
du reliquaire de Rome pour monseigneur Jean Antoine
de Tricaud évêque de Belley, elles ont été ensuite mises dans un
bras de bois qui renfermait déjà des reliques
de saint Pierre apôtre Patron de cette église de saint Paul aussi
apôtre, de Sainte Elizabeth et de plusieurs martyrs comme
il en compte par l’authentique que mon dit seigneur
évêque de Belley a fait qui est inséré avec les saintes
Reliques susdites dans les susdits reliquaires qui ont toutes
été exposées à la vénération du public les jours des saints
Pierre apôtre vingt neuf juin mil sept cent cinquante
Démoz curé

Le 12 mai 1763, Le prêtre DEMOTZ est souffrant, il est remplacé par le Monsieur LIVET pour baptiser Josephte la petite cloche de la paroisse.
Texte aussi issu des registres paroissiaux de Longecombe des Archives départementales de l'Ain
https://www.archives.ain.fr/ark:/22231/vta154609c5a908cf27/daogrp/0/6
Le 22 avril 1750, le curé bénit avec les missionnaires venus de Genève, la chapelle et l'autel saint Antoine et ses reliques ainsi que l'agrandissement du cimetière...
Histoire toujours tirés des registres paroissiaux de Longecombe sur le sites des Archives de l'Ain. https://www.archives.ain.fr/ark:/22231/vtae6d4d0d72ed215f8/daogrp/0/42
L’an mille sept cent cinquante le vingt-deux
du mois d’avril messieurs les missionnaires
de Genève soussignés étant à faire une mission à
Hauteville ont eu la bonté de transporter à Longecom
be ou était le bon plaisir de de monseigneur jean
Antoine de TINCEAU évêque de Belley comme il en « ?)
par la mission de sa grandeur en date du vingt-un mars présente
année monsieur le supérieur de la mission a fait la bénédiction
de la chapelle et de l’autel de la très sainte vierge comme aussi
la bénédiction de la chapelle et de l’autel de saint Antoine abbé
qui sont érigés dans l’église de saint Pierre de Longecombe
enfin la bénédiction d’une partie du cimetière qui a été
agrandi au levant et dernier le cœur de la sus dite église
et encore la bénédiction d’un buste doré avec la statue de
saint Antoine au-dessus qui contient une boite d’ivoire
dans laquelle ont été enfermé par monseigneur l’évêque
de Belley les précieuses reliques du grand saint Antoine
abbé dont l’acte authentique de monseigneur l’évêque de
Belley en date du dix-huit avril présente année et celui de
monsieur Etienne Galland abbé général de l’ordre de
saint Antoine et datée du dix-neuf décembre mil sept cent
quarante-neuf à l’abbaye du Grand saint Antoine en
Dauphiné viennois sur la même feuille de parchemin
timbré dument signé et scellé par monseigneur de Belley
et monsieur l’abbé de saint Antoine et contresigné par
leurs secrétaires Ravier et ? la susdite feuille de parche
min attachée aux reliquaire d’ivoire et ficelé avec une
menue ficelle autour du reliquaire a été inséré dans
le buste qui contient le tout on trouveras un double de la
requête qu’ont eu l’honneur de présenter à monseigneur
l’évêque de Belley le cure le seigneur et les syndics et
paroissiens de Longecombe pour l’érection de la chapelle
et confrérie de saint Antoine à Belley dans les archives
de l’évêché un second double dans les archives de
l’abbaye de saint Antoine diocèse de Vienne et un troisième
double dans les archives de Saint Pierre de Longecombe
avec le décret sur la susdite requête de monseigneur l’évêque
de Belley en date du sept janvier de la présente année
ses sus dites bénédictions ont été faites en présences
des soussignés ( ?) JP Carrier curé d’Hauteville
( ?) Beuve Jacquet Thomasson Demoz curé

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Les cloches
L'église de Longecombe possède deux cloches, une petite Josephte et une grande Marie Joséphine Olympe. Elles sont de dates différentes.
La particularité, c'est que celles ci se sonnent encore avec une corde descendant du mécanisme jusque dans l'église, à droite en rentrant. On peut monter aux cloches par l'escalier en pierres de taille à gauche en rentrant, menant à la tribune. Puis de là une petite porte s'ouvre sur le clocher et un escalier de meunier...
Dans les registres de la paroisse se trouve le baptême de Josephte :
Josephte petite cloche du clocher de l’église de Longecombe ayant été refondue a été bénie par dom Joseph de SEYSSEL de BEAURETOUR religieux de l’abbaye de Cercamp de résidence actuelle à saint Sulpice ordre de Cîteaux, et desservant en la dite paroisse par l’admission qui lui a été envoyée par Monsieur LIVET curé de Belley et vicaire général du diocèse en date du 9 mai de l’an 1763 en conséquence de la maladie du sieur DEMOZ curé soussigné.
La bénédiction de la susdite cloche s’est faite le 12 mai jour de l’ascension de notre seigneur de la quelle cloche est parrain messire Joseph de LONGECOMBRE marquis de THOY et autres terres, chevalierde l’ordre militaire de saint Louis, lieutenant colonel et marraine madame Jeanne Suzanne de BASSET de MONTCHAT son épouse, et comme ils n’ont pu se transporter sur les lieux dans le temps de la cérémonie ils ont commis à leur place Monsieur Jean Baptiste de MAUGY de MONTARFIER et madame Marianne DROQUE de CHATEAUFORT son épouse maitre de la verrerie de Charabotte hameau de Longecombe en présence de la paroisse assemblée et notamment de ceux qui se sont trouvés à la cérémonie et qui ont signé, non les autres pour être illettrés de ce enquis et requis. Joseph de SEYSSEL de BEAURETOUR desservant..

Marie Joséphine Olympe a été fondue en 1888 par BURDIN Ainé fondeur à Lyon. Le parrain est Joseph FIGUET et la marraine son épouse BOZONNET Marie Olympe Philomène.
Elle a été offerte par la fabrique.
Seul l'évêché possède le baptême de celle ci.
J'ai photographié l'église, intérieur et extérieur, et une vue de l'emplacement du château depuis le clocher.
Je vous en fait profiter.
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CROIX DE MISSION
Le prêtre DEMOTZ est une mine de renseignements pour les historiens du plateau. Il notait beaucoup de choses dans les registres paroissiaux de sa paroisse.
Cette fois ce sont les 27 Croix ou retables réparties sur le territoire s'étendant de Longecombe aux Teillères, des Dergis à Cérage dans le temps du jubilé pour servir aux stations en 1751 !
Notre bon curé a bien voulu noter les emplacements, à qui elles sont dédiées, et en quels matériaux elle sont construites...
Voici les photos prisent, là encore, dans les registres paroissiaux des Archives de l'Ain.
https://www.archives.ain.fr/ark:/22231/vta2ad1ef5cdc0530de/daogrp/0/23
- Longecombe
- 1- Croix de celle de Pierre au devant de l’église de Longecombe sous le vocable de saint Pierre Patron de l’église.
- 2- Croix celle de bois chêne sur la Rochette en allant à la fontaine de Longecombe sous le vocable de saint Antoine patron d’une des deux chapelles de l’église.
- 3- Croix celle de bois chêne après des jardins du village de Longecombe sous le vocable de saint Paul.
- 4- Croix celle en bois chêne qui est sous le gros tilleul milieu du village de Longecombe servant pour les stations qu’ont fait ordinairement aux processions sous les vocables de la très sainte Vierge dont il y a une chapelle dans l’église.
- 5- Croix celle de bois chêne qui est entre les deux chemins l’un tendant à Cérages l’autre à Pouilleux sous le vocable de sainte Reine.
- 6- Croix celle qui est au crêt Billion entre le chemin tendant au Dergis Sainte Anne, et celui qui tend vers l’Abbaye saint Sulpice sous le vocable de saint Maximin dont on a les reliques dans l’église. Elle est de bois chêne.
- 7- Croix celle qui est près le Roc Coppié au dessus de Chaley sous le vocable de saint Gras dont on a les reliques dans l’église elle est de bois chêne.
- 8- Croix celle qui est vers les champs de Lima sous le vocable de sainte Elizabeth dont on a des reliques dans l’église. Elle est de bois chêne.
- Charabotte
- 9- Croix celle de pierres qui est auprès du moulin de Charabotte sous le vocable de saint Georges et saint Christophe, patrons de la chapelle du château de Longecombe dont les services sont annexés au
maitre autel de l’église de Longecombe. - 10- Croix celle qui est au pied de la Craz proche Charabotte, de bois frêne sous les vocables de sainte Catherine, de Sainte Ursule et les onze milles vierges et martyrs aussi patronne de la
susdite chapelle du château de Longecombe.
- Chappe
- 11- Croix celle qui est dans le village de Chappe au devant du four sous le vocable de saint Laurent patron de l’église d’Hostiaz annexe de Longecombe elle est en bois
chêne.
- Pouvillieu
- 12- Croix celle qui est auprès du village de Pouvillieu en bois de chêne, sous le vocable de saint Roch.
- Cérages
- 13- Croix celle qui est auprès du four de Cérages bois chêne sous le vocable de saint Barthélémy apôtre.
- 14- Croix celle qui est auprès des maitres frères Thomasson du susdit village de Cérages sous le vocable de saint Jean apôtre et évangéliste, elle est de bois chêne.
- L’Avens
- 15- Croix, celle qui est au petit Terment, bois chêne proche du village de l’Avens sous le vocable de saint Mathieu apôtre et évangéliste.
- 16- croix celle qui est dans le village de l’Avens bois chêne sous le vocable de saint Sulpice évêque.
- Tellières
- 17- Croix celle qui est dans le village de Tellières bois sapin sous le vocable de saint Sébastien.
- 18- croix celle qui est sur le chemin au bas de la forêt de Rouge au dessus des Tellières sous le vocable de saint Martin, elle est en bois sapin.
- Dergis Michaud
- 19- Croix celle qui est à la joux bois sapin sur le chemin rendant de Dergis Michaud en Tellières sous le vocable de saint Marc évangéliste.
- 20- Croix celle qui est dans le village du Dergis Michaud vis-à-vis le chemin tendant de Nezieu en Tellières sous le vocable de sainte Magdeleine, elle est en bois sapin.
- 21- Croix celle qui est auprès du four du Dergis Michaud en boiis chêne sous le vocable de saint Augustin qui est docteur de l’église.
- Dergis saint Anne
- 22- Croix celle qui est au devant de la chapelle de saint Anne bois chêne sous le vocable de sainte Anne.
- 23- Croix celle qui est dans le village du Dergis sainte Anne auprès de chez les BOZONNET, bois chêne, sous le vocable de sainte Barbe une des patronnes de la chapelle du lieu.
- 24- Croix celle qui est au dessus du Dergis sainte Anne sur le chemin tendant à Cormaranche, bois chêne sous le vocable de Saints Jacques Majeur et Mineur apôtres.
- Grand Dergis
- 25- croix celle qui est vers les Vibesses sur le chemin tendant du Dergis sainte Anne au Grand Dergis bois chêne sous le vocable des saints Simon et Judes apôtres.
- 26- Croix celle qui est au devant du four du Grand Dergis bois sapin sous le vocable de saint Luc évangéliste.
- 27- Croix celle qui est dans le village du Grand Dergis sur le grand chemin tendant à Hauteville sous le vocable de Saint Mathieu apôtre, elle est en bois chêne.
Croix et toutes les croix spirituelles qu’il plait A la divine providence d’ériger dans les âmes des fidèles de cette paroisse pour les assurer de ses miséricordes de matière invisible, mais incompréhensiblement précieuse, sous le vocable de tous les saints. Ainsi soit-il.
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L'école
Cette maison a été reconstruite en 1835 pour servie de Mairie et d'école.
en cours de recherches avant rédaction
La maison de la Dîme
Nous savons que le seigneur de Longecombe avait sa propre mesure à grains, comme Lompnes et Corcelles.
Une maison , sise à coté de l'église porte ce nom. Elle est située à coté de l'église, près du presbytère et de ce qui deviendra mairie-école.
C'est un corps de ferme à quatre pans comportant maison, écurie, grange...
Mais était-ce vraiment une grange pour la dîme. Il faudrait remonter l'histoire de la maison....
Les hameaux
Le Dergis saint Anne
Notre brave curé nous renseigne dans les registres paroissiaux qu'une chapelle y a été consacrée le 22 juillet 1742.
https://www.archives.ain.fr/ark:/22231/vta54f81b8717e32361/daogrp/0/18
Le vingt trois juillet mil sept cent quarante deux
je soussigné Bachelier en Théologie curé de st
Laurent chanoine honoraire de l'église cathédrale
de saint Jean Baptiste de Belley archiprêtre comis
par monseigneur l'évêque de Belley pour
la visite et bénédiction de la chapelle sous le
vocable de Ste Anne et de Ste Barbe fondée par
Simond Borron située au Petit Dergis paroisse
de Longecombe comme à celle du tableau linges
et ornements divin fait la dite visite et benédic-
tion ayant trouvé la dite chapelle n bon état
le tableau représentant sainte Anne et sainte Barbe
tout neuf les gradins de même un christ deux
chandeliers le canon une aube toile de "?"
et neuve de même qu'un ? trois nappes dont
l'une est neuve deux chasubles l'une de satin en
soie pour toutes les couleurs l'autre en noire de
camelot un calice neuf d'argent avec sa patine
dorées en dedans deux corpotaux ? et huit pursi-
ficatoire tout neuf un devant l'autel en ligatu-
re une peirre sacrée la dite bénédiction et
visite faite le dit jour et an en
présence de maitre jean François DEMOZ
curé de Longecombe et recteur de la dite chapelle
et monsieur André DEMOZ religieux de l'abbaye
de saint Sulpice et de Jean pierre LECLERC
de la dite paroisse qui ont tous signés DEMOZ
curé et ??
DEMOTZ religieux de Saint Sulpice
BILLIET ? curé de Belley

Cette chapelle n'existe plus, seuls deux prés portent le nom de sur et sous la chapelle.
Le grand Dergis
Le Dergis Michaud
Cérages
Pouvillieu
Chappe
Les patronymes
Un patronyme répandu sur le plateau, et plus particulièrement sur Longecombe, à fait l'objet d'une étude complète en 2024.
La généalogie des LYAUDET tant de Longecombe, que Thézillieu, Cormaranche-en-Bugey a été présentée lors de la journée du patrimoine en collaboration avec le Dreffia.
Certains porteurs du nom et/ou descendants sont venus regarder l'arbre et se chercher.
En fin d'année, l'arbre comprend 2975 individus dont 1383 LYAUDET et 583 autres patronymes dont, par ordres de représentants : BORRON, EMIN, CYVOT, BRUNET, TARDY, CARTET, RENDU, ANCIAN, JACQUET, COMBET....
Il faut préciser que ces données sont issues des mariages LYAUDET et que toutes les familles du lieu sont représentées comme les FAVRE, MIGUET, BILLION, MEGE, DRIVOT, ... DUROUGE...
Le point d'entrée de cette famille est bien Longecombe et les Dergis. Ils ont essaimé sur Thézillieu puis Cormaranche. Ils sont aussi descendus sur Tenay et saint Rambert. Puis au 19ème sur Lyon où le travail se trouve facilement.
Nous retrouvons une naissance à Santiago du Chili vers 1941, un enlèvement en 1895 à Port Wallut au Vietman, deux naissances Buenos Aires en 1923 et 1925, un décès en 1945 à Duhmen i Westfalen en Allemagne et un décès en Algérie en 1871.
Le logiciel de généalogie permet de réaliser des statistiques comme l'âge entre époux et l'âge au mariage, le nombre de naissances, décès, répartition par pays, répartition par sexe, etc.
Afin de faire le lien entre les familles au début 17ème je recherche les actes notariés pour palier le manque d'actes paroissiaux.
La Seigneurie

carte d'Hauteville et Lompnes par CASSINI au 18ème siècle. Le château de "Lônes" est bien présent.
Le village
L'église
L'école
Les hameaux
Le village

Prémillieu et ses hameaux fin 18ème siècle sur la carte de CASSINI.
Le village
L'église
L'école
Le village
Thézillieu, ses hameaux, représentés sur la carte de CASSINI, fin 18ème.
Le village
L'église
L'école
Les hameaux
Les croix
| Croix dédiée à CYVOCT J.F | texte de la croix |
M. CRUIZIAT Yann a publié l'histoire de Cormaranche-en-Bugey, en trois volumes : Cormaranche-en-Bugey des origines à 1814 ; de 1814 à 1939 et un dernier uniquement consacré aux écoles. Ils sont en vente auprès de l'auteur.
Les différentes écritures de Cormaranche-en-Bugey
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Les divers étymologistes tels de DAUZAT, ROSTAING ou NEGRE, ne sont pas d'accord sur la signification. Cormaranche viendrait de :
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La seigneurie
Le village n'a jamais possédé de château ni de seigneurie et a toujours appartenu à un noble.
Sa première mention date du 29 avril 1055 lorsqu'un chevalier donne une manse située dans le pays de Genève au lieu de Cormarinca.
En 1080 les droits de garde sur le cimetière et dans la paroisse sont vendus au Comte de SAVOIE.
La famille de GRAMMONT fit don de ses possessions sur Cormaranche à l'abbaye de Saint Sulpice vers 1140. En 1228, Humbert de LUYRIEU prend possession de Cormaranche détenu par le sire de BEAUJEU. Puis les terres furent attachées à la seigneurie de Lompnes possédées par les comtes de MAURIENNE, puis de SAVOIE. Nous resterons savoyards jusqu'en 1601, date de rattachement au royaume de France.
Le seigneur de "Lônes" dans son puissant château avait toute justice sur plusieurs villages : Cormaranche, Hauteville, Nantuy et Mazières.
Il ne faut pas oublier la proximité de l'Abbaye de Saint Sulpice qui détenait une partie des dîmes prélevées sur Cormaranche.
Le village
Voici la représentation de la paroisse de Cormaranche-en-Bugey et ses hameaux, au 18ème siècle, vue par les dessinateurs CASSINI.
L'histoire du village de Champdor est une synthèse de mon livre paru en 1999.
D'où vient le nom de Champdor ?
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Il existe plusieurs hypothèses sur l'étymologie :
La dernière version me parait la plus plausible, car aucune trace de gisement aurifère n’est signalée sur CHAMPDOR. La rivière l'Albarine, nommée autrefois Alba Rina, la blanche pour les Ibères, à cause des galets qu'elle charrie, alimentait l'étang et le moulin du seigneur, donc partie intégrante de la seigneurie et du village. |
La seigneurie
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La terre de Champdor est connue depuis le 12ème siècle, l'empereur CONRAD en confiant la défense au sieur de COLIGNY. Les de MONTILLET de GRENAUD restèrent les propriétaires de terres, de bois et du château et dépendances jusqu'en 1911. |
Le Village
Comme on l'a vu au début du chapitre le village est mentionné depuis 1169. Les habitants de Champdor, nommés les Cambots, changèrent de seigneurs plusieurs fois pendant tous ces siècles. Le village possèdent son église fours, lavoirs, etc. Mais pas de château. Comme on peut le voir le château n'est pas représenté sur la carte de Cassini.
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| carte de CASSINI1 |
Un état des rolles d'imposition est institué en Bourgogne en 1760. A cette date Champdor appartient au diocèse de Genève, décanat de Ceyzérieu pour le religieux, et du baillage et parlement, subdélégation et recette d'impôt de Belley pour la juridiction.
Avant 1601, date de rattachement au royaume de France de nos provinces, je ne trouve aucun acte concernant le village. Le premier écrit, de l'intendant Général de Bourgogne, date de 1671. Il enquête par un questionnaire sur toutes les paroisses. Champdor-en-Bugey n'a pas de fief de la seigneurie, une maison basse, deux granges ou métairies, 70 habitants cotisent pour les différentes tailles. Pas d'impôts royaux, pas de péage, ni octroie ; seulement l'entretien de l'église et la clôture du cimetière. Les habitants ont le droit de chauffage, d'usages et de champéages dans les bois. L'enquête précise que les chemins sont en mauvais états, mais le luxe de l'église montre la dévotion des habitants.
L'Ain est créé le 25 janvier 1790, il est constitué des anciennes provinces : la Bresse, la Dombes, le Bugey et le pays de Gex. La commune est créée le 08 février 1790. Comme à l'habitude les 636 âmes sont appelées à se réunir, au son de la cloche, dans l'église. Les 35 électeurs, soit les plus riches de la paroisse, sont présent pour élire le maire et les conseillers. Une urne est posée sur l'autel, et chacun vote à bulletin secret. Jean Baptiste GUILLOT est le premier maire et Prosper RIVAT le secrétaire greffier. Son élection comme juge de paix et officier du district l'oblige a démissionner.
La première mairie fut le cuisine louée au sieur GUILLOD, bourgeois du lieu.
Le curé du lieu, M. de VENS prête serment en févrioer 1791 et disparait en mai 1791, comme bien d'autres.
Le curé constitutionnel FREREJEAN écrivit un texte fulgurant contre son prédécesseur.
En 1793 la petite cloche de l'église ayant échappée à ALBITTE est transportée à la maison commune pour l'appel des habitants.
La commune entre en procès contre la famille de MONTILLET pour les forêts. Les procès coûtent chers, les chemins royaux deviennent municipaux, et la mise en place de la municipalité aussi. Elle a besoin d'argent, elle emprunte donc au sieur GALLAND de Talissieu, puis au sieur COLLET d'Hauteville (taux 6%), puis au sieur VIALA de Ceyzériat. Elle vend aussi des arbres de ses immenses forêts. Entre 1791 et 1793 près de 1500 arbres sont abbatus.
Le conseil doit aussi régler tous les problèmes de cohabitations des habitants, mais aussi de leur santé, de leur occupation l'hiver....
Des fours sont construits pour être loué aux Cambots.
Elle fournit le bois nécessaire aux réparation urgente des maisons, donne une subvention en cas d'incendie, une cahier de bienfaisance est ouvert, etc..
en 1846 le premier recensement nous apprend que le village est divisé en 7 quartiers : le Quart Davard, LACHAT, Cotaz Campan, Vellaz, Quartiers midi et nord, et rue Mercière. Deux autres quartiers sont plus récents ceux du Tonkin et de Plein Soleil.
La première lueur d'un bec à gaz éclairera les rues en décembre 1900.
L'église
Elle est mentionnée dès le début du 12° siècle dans un titre de délimitation de la chartreuse de Meyriat. En 1198 une sentence arbitrale de RENAUD du FOREZ, Archevêque de Lyon, adjugea au prieur de Nantua le droit d'élection et de présentation à la cure de Champdor. Un sceau d'un chapelain de Champdor, se voit appendu au bas d'un procès verbal concernant une terre entre les hommes de Brénod et le prieuré de Meyriat le 23 juillet 1259 : dans le champ une étoile surmontée d'un croissant dont les pointes sont dirigées vers le bas, autour on peut lire "+ S. CAPPELANI de CHANDOURO".
L'église a été construite sous le patronage des Ducs de SAVOIE, dont le blason ornait la voûte de la nef. Elle est dédiée à St Victor et St Ours. M. DEBOMBOURG déclare que les reliques du saint étaient dans une châsse en argent. Elle se trouve citée dans l’inventaire des biens d’église en 1756 et 1795, mais pas dans les visites de 1709, 1719 et 1720.
Le vicaire de Corcelles habite Champdor car sa maison est en ruine, ce qui n'est pas sans poser des problèmes. En 1540, une transaction a lieu entre le curé de la paroisse et les habitants de Corcelles, son annexe. Ils se plaignent d'avoir que rarement les offices. François de MAILLANS, curé de Champdor, et les Corcellois convinrent de certaines redevances pour que lui, ou son vicaire se rendent à Corcelles : chaque paroissien semant ou menant la charrue donnera une bichette de froment, 14 gros sous pour une sépulture d'adulte, 5 gros sous pour celle d'un enfant et 10 deniers viennois pour un mariage. En 1670 les syndics de Corcelles se plaignent au curé, et lui demandent de bien vouloir loger le vicaire à Corcelles, car les malades n'ont pas toujours l'extrême onction. M. de LEGLISE, alors curé du lieu, fut d'accord à condition que les Corcellois fournissent le logement.
Il existe plusieurs inventaires des papiers et titres de l’église, un du 29 juillet 1676 et un le 02 décembre 1706. Dans le premier il est signalé des reconnaissances datant de 1450. Elles ne sont pas parvenues jusqu’à nous, ce qui est dommage.
En avril 1709, octobre 1719 et 1720 les églises dépendantes du prieuré de Nantua sont visitées. Le mobilier et les effets de l’église sont inventoriés. Celle de « CHANDORE » est pauvre, il y a des fuites, les plateaux du plancher du chœur sont à reclouer. La croix de procession est à changer.
En 1732, M. Jean LENET, curé du lieu, lègue aux pauvres des 2 paroisses environ 3 000 Livres tant en biens qu'en argent, ce qui donna lieu à de nombreux démêlés.
En 1762, Marie BULLIOD, bourgeoise de Champdor , lègue par testament une somme importante pour la mission de saint Lazare.
Le curé du lieu, M. de VENS émigra, comme bien d'autres. Le curé constitutionnel FREREJEAN écrivit un texte fulgurant contre son prédécesseur.
Les registres de délibération de la commune font mention de l'église, surtout des réparations à réaliser ; les messes seront à 10h00, chantées et sans quête ; la vente des biens (prés, jardin, etc..) ; un salaire pour le marguillier qui sonne le tocsin en cas d'orage, l'Angélus, remonter l'horloge....
ALBITTE, encore lui, ordonne la démolition des clochers. Le 21 ventôse an II (11 mars 1794) Benoit VALLIER est payé pour mettre à bas les croix du clocher, de l'église et de Saint Victor. La municipalité étalblit une liste des habitants devant démolir le clocher. Le 28 mars le clocher est découvert pour être démoli. une liste du mobilier, linges et reconnaissances est effectuées la chasse en argent des restes de Saint Victor est inventoriée. Où est-elle à présent ?
Le conseil municipal est obligé de consacrer des fonds pour les divers réparations de l’église et de la maison curiale. A en croire le nombre impressionnant de travaux, tout devait être en ruine ou presque, même l’écurie contiguë à la cure s’écroule. Le toit de l'église s'est envolé en l'an X, les plancher pourris, le couvert de la chapelle du Rosaire est à refaire, les portes sont trouées.
En octobre 1819, la couverture de l'ancien clocher, en forme de dôme, prend l'eau et des gouttières tombent dans le choeur. 15 arbres sont coupés pour fabriquer des tavaillons et couvrir la toiture, la réception du beffroi et de la toiture a lieu courant 1824.
Un problème demeure : le jardin du prêtre se trouve devant l’église, bordé par le cimetière au nord et l’église. Il gêne donc le passage des processions depuis la construction du beffroi. Il est échangé contre un morceau prit sur les communaux.
L'horloge fut changée en 1912, oeuvre de M. ODOBEZ de Morez (39) elle donne toujours l"heure aux Cambots. Les travaux se poursuivent en 1827, planchers, murs, crédences, statues sont refaits. le beffroi est refait en 1837, et l'année 1858 voit arrivée les ardoises sur le toit de l'église.
Une pierre tombale se trouve sous le porche d'entrée. c'est celle d'un curé du lieu.
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chapelle du Rosaire |
tombe des prêtres |
pierre tombale porche |
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ICI GIT |
HIC EST TUMULUS SACERDOTUM 1768 |
CI GIT |
L'autre pierre tombale située au pied des marches menant au choeur, nous rappelle que certaines personnes avaient le droit d'être ensevelies dans les églises (curés, nobles et bourgeois).
Plusieurs chapelles étaient fondées et entretenues par des familles :
- la chapelle Saint François de SALES. Celle ci aurait été dotée par la famille MONTILLET (sans particule) sergent royaux de père en fils de 1610 et 1723 ;
- La chapelle du Saint Rosaire, la plus grande des trois. Elle fut le dispute entre la famille GUILLOT-VIGNOT et Thomas de MONTILLET en 1737, tous les deux prêtres. Joackim GUILLOT-VIGNOT dote la chapelle devant notaire le 17 septembre 1737, à charge d'une messe tous les lundis pour le repos de septembre son âme et celui de sa famille. Le 13 septembre 1737 Thomas de MONTILLET place la même chapelle sous le vocable de Notre Dame, il fournit luminaire, ornements, vases sacrés... 80 messes doivent être dites pour lui et ses prédécesseurs. Dans l'acte il déclare que cette chapelle est celle ayant appartenue aux Princes de SAVOIE lors de la donation de Champdor, que ces aïeux y possédaient un banc pour suivre le service divin. La famille GUILLOT VIGNOT garda la chapelle et de MONTILLET prit celle d'en face. Une pierre tombale se trouve à l'entrée de la chapelle du Rosaire, celle de Marie BULLIOD, célibataire, décédée en 1762 âgée de 66 ans, qui testa pour le saint Rosaire ;
- la chapelle de saint Antoine et saint Jean Baptiste, dite chapelle du Baron. Les blason ont été martelés, une porte donne sur l'extérieur, et des traces (comme à celle du Rosaire) présument de grilles ou barrières en fer.
Un magnifique autel de marbre polychrome trône au milieu du chœur. La date de 1761 est gravée, au dos, dans le marbre. Le curé d'alors, M. DEMOTZ a inscrit sur le registre paroissial, à l'année 1761 « on a posé l'autel de marbre et boisé le chœur de l'église ». Cet autel digne d'une cathédrale serait dû à la générosité d'un paroissien ayant fait fortune à l'étranger. Il s'agirait de François BALAND, né à Lantenay en 1708, devenu Capitaine de cavalerie et Commandant de Port de Paix à l'île de saint Domingue, et ayant pris le nom de BALAND D'AUGUSTEBOURG, et le titre de Marquis de VARAMBON. Il serait l’œuvre de CARISTA, architecte florentin, marié à Pérouges et habitant Montluel. Il existe une copie conforme dans l'église de Varambon, je dis copie car installé après celui de Chamdpdor.
Je vous présente les trois cloches :
- la petite Stéphane Louise fondue par PACCARD d'Annecy en 1893 ; parrain GUILLOT BERTINAND Jean Louis, receveur pricipales et marraine Mademoiselle HUGONNET Stéphanie ;
- la moyenne fondue par BOURDIN de Lyon en 1838 ; parrain HUGONNET Paul, maire, et marraine HUGONNET Marie son épouse ;
- le bourdon Marthe Marie fondue par PACCARD d'Annecy en 1893 ; parrain M. de MONTILLET de GRENAUD, baron de Champdor et marraine son épouse Marthe Marie de LA GOUTTE du VIVIER.
L'école
La première école que je rencontre à Champdor date de 1758. Le Sieur BULLIOD Joackim, écuyer, et conseiller à la maison du Roi et couronne de FRANCE, dépose une requête en 1758, chez maître BILLON, notaire royal à Hauteville. Par cet acte, il demande à l'Intendant de BOURGOGNE, dont dépend le BUGEY, l'autorisation de créer une école de la charité à Champdor. Pour cela il lègue une maison d'habitation, avec jardin et pré, plus une rente de 500 Livres.
Le deuxième document concerne l'emploi d'un instituteur le 13 novembre 1791, après des travaux dans l'appartement de la dîme de mars 1791 à à décembre 1792.
En 1834 la maison est réhaussée d'un étage. Les derniers travaux d'aménagement eurent lieu en 1878.
La première école, nous la devons à Thomas Claude François Auguste de MONTILLET, dit Monsieur de CHAMPDOR. Il fut maire du lieu de 1815 à 1825. En 1816, il est nommé par le Préfet de l'Ain, au comité de gratuité et de charité de l'instruction publique, pour le canton de Brénod. Suite aux divers procès pour les forêts, M. de MONTILLET passe une transaction sous seing privé avec le conseil en 1827. Transaction par laquelle il lègue un terrain et une maison avec ses dépendances, plus une rente de 600 francs à perpétuité, afin de créer la première école des deux sexes. Mais des élus se plaignent de la promiscuité des garçons et des filles. Un mur est donc construit pour séparer la cour en deux.
Le 20 juin 1880, la mairie décide d’acquérir un terrain pour la construction la mairie et des écoles. Le terrain mesurant 33 ares et 66 centiares, est acheté 2 356,20 francs à M. de MONTILLET.
Le 11 juillet 1882, un devis est demandé. Le montant des travaux est évalué à 36 023,62 francs pour la mairie, et 16 657,08 francs pour les écoles. L’adjudication pour la construction est donnée le 25 septembre 1882.
Les plus illustres instituteurs de Champdor sont M. et Mme POMMATAU. De 1930 à 1962 c’est M. et Mme POMMATAU qui s’occupent des petits Cambots, dans les mêmes classes que leurs parents et arrières grand-parents.
Le château
Les seigneurs du lieu vivaient dans une maison basse. Vers 1740 Guy de MONTILLET, chevalier, décide la construction d'un château, montrant ainsi sa fortune, tant au niveau des habitants que des autres seigneurs. Il n'en verra pas l'achèvement. Son fils Thomas en prend possession vers 1743.
Une maison forte devait être leur habitation. Il existe septembre une grosse demeure avec une porte portant un M, comme MICHAUD ou MONTILLET.
Après avoir franchit la grille d'entrée, aux initiales de la famille de MONTILLET, nous entrons dans le parc. Les douves si elles ont existé, il n'en reste aucune trace. Nous pouvons voir la maison bourgeoise, appelée le château en face de nous. Sur sa droite, une petite maison avec un étage, et sur l'extrême droite la ferme citée plus loin. Sur la gauche, se trouve un bâtiment. Un peu plus loin, coté sud du château, il reste les vestiges d'un mur, formé de gros bloc de pierre retenant la terre, et formant ainsi, un coin plat et ombragé par de grands arbres, et où se situe un bassin, et au dessous une cave voutée. A L'arrière du château, le parc présente une déclivité, avec en son centre un bassin et au fond une grille moins ouvragée que celle d'entrée, qui donne accès à une allée bordée d'arbres. Le parc est fermé de tout coté par un mur d'enceinte.
La bâtisse est flanquée de 4 tours basses arrondies, à chaque angle. D'une surface d'environ 330 mètres carrés au sol (tours comprises), il est composé de 2 étages et de 14 pièces.
C'est une photo montage réalisée grâce à la lecture de l'inventaire de 1838. Elle représente la demeure avant la construction de la tour en 1846. L'emplacement de toutes les pièces et leur contenant y est inscrit, par exemple la salle d'archives se trouve au premier étage, au dessus de la porte là où il n' y a qu'une seule fenêtre.
De 1846 à 1851, Théodore de MONTILLET fit construire la tour carrée d'environ 7 mètres de coté, contre la façade nord du château, avec une horloge sensée donner l'heure au villageois.
plan du rez-de-chaussée 1838 |
Les Hameaux
Certaines familles résidaient hors du village, au hameau de La Palud, maison du Pommier, ou dans des fermes isolées.
La Batonnière est inscrit sur la délimitation de 1676, ainsi que dans acte notarial de 1758. Il existe deux maisons avec granges, l'une appartient au sieur de MONTILLET, l'autre aux SAVARIN.
Le hameau de La Palud, situé à l'orée de la forêt du Crétin, sur la route du col de Cuvillat, est signalé au 17ème siècle. Il possède 6 maisons en 1846, 4 en 1876 et 3 en 1896.
Il existait une ferme en Gour attestée en 1846 et 1896 ; une autre au Pommier composée d'une ferme avec moulin.
La route principale n'est pas celle empruntée au jourd'hui, elle passait par le quartier de la Sauge, du Quart Bochet, devant le château, et par Lachat dont le four et la fontaine sont délabrées en 1790.
La famille de MONTILLET
La famille de MONTILLET est largement étudiée dans mon livre : seigneurs et seigneuries du plateau d'Hauteville-Lompnes paru en 2009.
Le premier rencontré dans un acte de 1440 se nommait Jacques MOCTELLIET.
Cité discret homme, donc notaire ou clerc, il fut témoin d'une transaction entre le village de Brénod et le prieuré de Nantua.
Pendant la révolution, la famille de MONTILLET, qui possède des maisons un peu partout dans l'AIN, et dans d'autres départements, doit, elle aussi fournir des certificats de citoyennetés. Le comte de MONTILLET de Champdor dépose tous les tites et terriers aux greffes du tribunal de Belley. Ces papiers sont récupérés par la commune car ils peuvent servir. Deux mois plus tard, 4 registres de titres, deux pour CORCELLES, deux pour CHAMPDOR et un petit volume sur le fief, sont déposés au pied de l'arbre de la liberté pour être brûlés.
Les générations se succédèrent à Champdor jusqu'en 1911, date de la vente du château de Champdor.
Les de MONTILLET se séparèrent en deux branches au 18ème : les seigneurs barons de Champdor et les comtes puis marquis de MONTILLET de GRENAUD.
Monseigneur Jean François de MONTILLET hérita de l'immense fortune de la famille de GRENAUD, à charge de prendre les noms et les armes. Évêque d'Auch et donc sans descendance, il légua le tout à son frère. Ils devinrent seigneurs des villages et châteaux de Corcelles, Rougemont et Corlier, et autres lieux...
Ils possédaient un pavillon à Vieu (encore visible), des halles et une maison à Champagne en Valromey, mais également un hôtel particulier à Dijon, Genève, Paris, Lyon, etc., sans parler des prés, terrains, forêts....
Un procès eut lieu entre les deux branches pendant des dizaines d'années au sujet de l'héritage de la famille de GRENAUD.
La famille de MONTILLET s'éteignit sans descendance et les biens revinrent par mariage au marquis de MONTILLET de GRENAUD.
Cette branche est toujours représentée à ce jour.
1 ces cartes ont été réalisées fin 18ème par la famille CASSINI. https://gallica.bnf.fr/html/und/cartes/france-en-cartes/cassini-acces-par-region?mode=desktop
Le patronyme Aranc à travers les siècles
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A. DAUZAT dans son dictionnaire n'explique pas le"ar" mais le "anc" venant du pré-latin "ancum". |
Aranc dépendait du seigneur de ROUGEMONT et des successeurs dont le château, sise non pas à Aranc, mais dans le hameau de Rougemont, était le plus imposant du plateau !
La seigneurie

En cette fin 18ème le château est bien sur la carte de CASSINI.
C'est un des plus vieux château du plateau connu par les textes. Il n'en reste que des ruines qui s'écroulent poussées par les racines et les arbres, ce qui est bien dommage pour notre histoire et notre passé. On préfère construire du neuf à quelques centaines mètres de là un village ancien...
Les sieurs Bernard et Humbert GARNIER de ROUGEMONT passent reconnaissance aux sires de THOIRE-VILLARS pour tout ce qu'ils possèdent dans le Val de Rogemont le 05 février 12301. En 1254, Garnier de ROUGEMONT céda les terres possédées dans les limites de Meyriat, vers Corcelles et Ferrières aux chartreux. Guillaume de ROUGEMONT traite avec Thomas comte de SAVOIE en 1273.
Pierre comte de SAVOIE, dans son testament du 06 mai 1268, légua ses biens à son frère Philippe. En sont exclus les châteaux de Saint Rambert, Lompnes et les fiefs situés à Rougemont, destinés à sa fille Béatrix, épouse du dauphin du Viennois. Le 15 janvier 1293, des nommés ROUGEMONT, hommes dits nobles, causèrent des tords à Brénod2. Le châtelain de Lompnes leur ordonna de réparer les dégâts occasionnés. Barthélémy de ROUGEMONT traite avec le sire de THOIRE le 03 juin 1304. Par lettres patentes du 09/11/13193, ce dernier accorda à Bartholomé de ROUGEMONT, possédant toutes justices sur ses hommes et ses terres, à dresser des fourches patibulaires. Où étaient-elles situées ? forcément à la limite et entrée de la seigneurie.
Pierre de ROUGEMONT eut deux épouses, Bernarde de MONTLUEL et la seconde en 1485, Jeanne de VILLETTE, fille du seigneur Amé de Lacoux. Henriette, leur fille, fut la dernière représentante de la branche aînée. Veuve de Guillaume de LA FOREST, elle demanda une dispense pour épouser, en son château, le 28 septembre 1508, Gaspard de ROUGEMONT, son cousin, seigneur de Pierrecloux... Elle teste en 1555. Elle sera la dernière à régner sur ce puissant château. Les de ROUGEMONT continuèrent en Bresse, seigneur de Vernaux.
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| testament Huguette de ROUGEMONT4 le 15 février 1555 |
En 1559, Guichard de GRENAUD, commis aux Postes Ducales, écuyer et seigneur de Lantenay, devint coseigneur de la baronnie de Rougemont. Le 09 mai 1613 devient seigneur de Rougemont5. Joseph de GRENAUD, fit titrer Rougemont en marquisat et en fut le premier marquis. LE MARQUISAT comprenait Aranc, Corlier, Izenave, Lantenay, Outriaz... Il était aussi baron de Corcelles, conseiller du roi au parlement de Bourgogne, premier syndic de la noblesse du Bugey de 1679 à 1686. Il achète la charge de Grand Bailly d'épée du Bugey à son ami Victor de LAFONT SAVINES. Il épouse Catherine de MONTILLET en 1663. Ils eurent neuf enfants. Jean Louis, l'ainé, marquis de Rougemont fut capitaine cavalerie dans le régiment du Dauphin. Avant de décéder, il fit le partage, un tiers pour ses frère et soeurs, les deux autre tiers à l'archevêque d'Auche, son cousin, Jean François de MONTILLET, à charge de reprendre les armes et noms. Il s'en suivit un procès fleuve, dont le roi de France mis un terme en 1785. Le marquisat resta dans la famille de MONTILLET de GRENAUD. A la révolution, une partie de la famille émigra. A son retour, la fille de Louis Honoré de MONTILLET de GRENAUD, prit la suite du procès de l'énorme héritage.
Le village
En 1758, lors de l'expertise, Rougemont comporte 36 maisons et seulement 24 à Aranc. Depuis Aranc est devenu village et Rougemont hameau.
en 1791 Aranc est rattaché au district de Saint-Rambert-en-Bugey et en 1802 au canton d'Hauteville-Lompnes.
L'église
Contrairement au reste des villages du plateau d'Hauteville-Lompnes, Aranc dépendait du diocèse de Lyon. Le curier du lieu gère les vicaire de Corlier, Montgriffon.
La copie du 16ème d’une charte d’avril 1247, prouve que Josserand de ROUGEMONT engagea au chapitre de l’église de Saint Paul de Lyon, le 6ème des dîmes d’Aranc, convention renouvelée en 1248. Une charte fut signée entre Guy de ROUGEMONT et le chapitre de saint Paul de Lyon au sujet de la dîme d’Aranc entre 1248 et 1265. Josselain de ROUGEMONT transigea plusieurs fois avec les religieuses de Blye, propriétaire d'un couvent entre Aranc et Corlier, pour la dîme.
Le premier curé du lieu est un prénommé Guillaume cité en 1263.
Une visite effectuée en août 1655 stipule que l'église et la cure est en bon été et bien entretenue, mais nous apprend beaucoup sur ce bâtiment.
- La première chapelle est sous le vocable de saint Pierre. Elle aurait été fondée vers 1510 par le seigneur de ROUGEMONT. Véronique de GRENAUD dite de ROUGEMONT sera la dernière a y être ensevelie en avril 17367.
- La deuxième possession de la famille PINGON d'Aranc, dont le patron est saint Michel.
- Une troisième fondée par la famille SAVEY du lieu, sous le vocable de saint Claude.
- Une quatrième de la famille SAGE sous le patronnage sainte Madeleine. celle-ci a besoin de travaux rugent.
- Une autre chapelle dédiée à saint Antoine est aussi la propriété de la famille de ROUGEMONT. En sachant que cette famille est éteinte et donc ce sont donc les de GRENAUD qui en possèdent tous les biens.
- Une chapelle su Rosaire.
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En l'an mil sept cent trente six le sixième jour d'avril je soussigné prêtre ay inhumé dans la chapelle de St Antoine de l'église d'aranc Mademoiselle Véronique dame Rougemont qui decéda munie de ses sacrements le cinquième dudit mois ont assistés au obsèques me charles niogret curé de lentenay me antoine cachet curé de ???? et me antoine pingon vicaire de Corlier Dombe |
Le cimetière est ouvert et les animaux peuvent venir y paître... Il est demandé de le fermer.
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Elle est sous le vocable de saint Paul. Depuis 1776 un édit interdit les sépultures dans les églises ou chapelles. Les habitants d'Aranc estent contre les religieux de Saint Rambert, bénéficiaires de la dîme et qui doivent entretenir les bâtiments. Pendant la Révolution, les métaux furent récupérés, une cloche fondue. L'autre a été laissée en place afin de pouvoir prévenir les habitants. Le clocher fut démoli, les meubles enlevés. L'église fut transformée, comme un peu partout, en maison commune, lieu de réunion. En 1792, le toit de la chapelle saint Claude doit être réparés. En 1805 l'archevêché de Lyon enquête sur l'état des différentes églises du diocèse. Des travaux sont nécessaires le toit doit être fait... Travaux réalisés en 1815. En 1830 il faut changer la seule cloche restante. C'est l'entreprise Chevalier de Lyon qui est choisie. Elle est livrée en 1831. Le clocher, réclamé par les habitants, est reconstruit en 1869 et l'église agrandit pendant les travaux. Deux nouvelles cloches sont livrées par l'entreprise BURDIN de Lyon en 18678. |
L'école
Nous savons que depuis 1791 un maître d'école enseigne à Aranc.
La première vraie école est réceptionnée en 1850, après plusieurs projets non aboutis. Cette maison école fut démolie en 1890 pour la construction du groupe scolaire.
Le château
Il a dû être établi vers le 12ème siècle. Les ruines se trouve sur la proéminence au nord du hameau de Rougemont. On devine les restes de murailles et imaginer l'imposante surface de ce château. On distinguait, en 2005 lorsque j'ai pris les photos, une excavation circulaire, vestige de la tour. Coté Ouest une voute située au ras du sol, peut être le sommet de la petite porte du château qui donnait accès direct au village.
Par acte notarié6, appelé "prix fait" de 1626 Jean François de GRENAUD fait exécuter des réparations dans la tour Est du château, celle menant aux étages, "depuis le pied jusqu'à la sime". les maçons devront reprendre également les murailles coté Ouest. Le propriétaire fournira les matériaux.
Les scellés de 1741 nous apprennent que le château à deux étages, au premier la cuisine, au second une chapelle avec les appartements, un cabinet d'archives...
En 1776, une plainte est déposée car des habitant du lieu avaient abattu le couvert au dessus de la cuisine du château de Rougemont et enlevé les bois, meubles, pierres de tailles, ferrures des portes et fenêtres et effets qui s’y trouvaient. Des charriots de pierres partaient pour Corlier. En juin 1795 une "masure de château" fut vendue comme bien de l'émigré de MONTILLET de GRENAUD.
Dans un acte de 1784 il est fait mention d'une tour coté Sud du village... Il devait exister deux tours dissociées du château, l'une au nord, l'autre au sud. Ce qui parait normal au vu de la grandeur du château en toutes justices.
La tour Nord aurait été érigée sur le pré de la Tour.
La tour Sud élevée au croisement des chemins de Résinand et d'Evosges.
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Achat du château de Rougemont par Joseph de GRENAUD10.
suivent les rentes, donation des terriers, etc... au prix de 880 livre louis d'or et d'argent. |
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vente du château de Rougemont comme bien national9. "3ème lot |
Voici les photos prises en 2005 pour mon livre sur les seigneurs et seigneuries du plateau. Je n'ose y retourner de peur de ne plus rien retrouver de ces vestiges historiques... Alors qu'à quelques centaine de mètres on construit du vieux neuf ! elles représentent le plan du château en 1838, la voute et l'entrée de ce qui ressemble à une porte, le chemin d'accès, les murailles, surtout celles Nord Est et Nord Ouest les mieux conservées.
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Les hameaux
Plusieurs hameaux dépendent d'Aranc : Rougemont, Résinand et Pezières. Il existe des maisons isolées Salagnat, Malaval, Colognat, Gorge et Granges Goyet.
Rougemont
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A partir du 17ème siècle on trouve les deux écritures dans les textes : Rogemont ou Rougemont. Cela est valable aussi pour le nom de famille. |
C'est le chef lieu de la seigneurie avec son château médiéval. Avec un population plus importante que Aranc, tendance qui s'inversera pendant la période moderne. De par la difficulté de rejoindre Aranc, Rougemont posséda une école non reconnu, puis par décision officielle en 1868.
Résinand-Les Pézières
Ce hameau est connu sous le nom de Tizenan en 1670. Une église est construite vers 1830 ; et comme Rougemont il possède une école depuis 1865.
L'église de notre dame des 7 douleurs se trouve aux Pézières.
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Planafay et son énigme
Sur wikipédia, l'auteur cite Planafay comme étant l'ancien nom de Montgriffon11 qui aurait changé de nom lors du rattachement avec Nivollet en 1800... Il n'apporte aucune preuve... En 1800 Planafay avait déjà disparu. Il n'est même pas mentionné sur la carte de CASSINI.
Pourtant Planafay est cité dans les textes anciens. Pour l'un, il est entre Montgriffon et le Lancieux, pour un autre c'est un hameau de Salagnat. Je ne connais qu'un seul document prouvant son existence et son lieu approximatif.
Ci dessous un plan de 1440 issu de l'inventaire des biens de l'émigré de MONTILLET de GRENAUD12 produit le 04 septembre 1796. On peut y voir deux chemins dit "d'Aranc à Plannafay" et de "Résinand à Plannafay", et au dessous Montgriffon. Dans les actes notariés, il est fait une différence entre les habitants de Montgriffon et Planafay.
Le 18 novembre 1657 le curé d'Aranc, dans ces actes de baptêmes, mariage et sépultures fait bien la différence entre Montgriffon et Planafay13.

La croix de Malaval
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1 MS 2129 fond MORIN-PONS. Bibliothèque Municipale de Lyon.
2 Cote FF 1 Archives Communales de Brénod
3 MS 2129 fond Morin Pons BM
4 Cote 189 J 1 ADA
5 Pièce et date citées à l’inventaire de Thomas de Montillet du 19 octobre 1838
6 Notaire BERTHET 3 E 6840 ADA
7 https://www.archives.ain.fr/ark:/22231/vtab5420a831ee83c48/daogrp/0/15 et non 1786 comme écrit par Mme et M. DUPONT dans Aranc autrefois éditions le Dreffia-2013
8 Voir Aranc autrefois. parution Le Dreffia-2013
9 Q212 Archives Départementales de l'Ain
10 Notaire BILLION 3 E 6848 Archives Départementales de l'Ain
11 https://fr.wikipedia.org/wiki/Nivollet-Montgriffon
12 Archives Départementales de l'Ain Q316
13 acte des Archives Départementales de l'Ain Aranc 1654-1658 p 19/22
Izenave à travers le temps...
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Certains pensent que le nom serait dû au culte égyptien d'Isis. Comment serait-il arrivé là ? |
Le village
Une sépulture avec deux squelettes, des bronzes, bijoux, couteau, etc.. de l'âge de Bronze, découvert par un agriculteur en 1911, prouve l'antiquité de ce village1. Tout fut étudié par M. CHANEL, il pense à une tombe d'un chef burgonde et son épouse qui pourrait datée du Vème siècle.
La chartreuse de Meyriat, quatrième maison de l'ordre de Cîteaux, fut fondée en 1136. Elle possédait, entre autres, des biens sur Izenave, comme dans toutes les communes alentours.
L'église
Elle est sous le vocable de Saint Jean-Baptiste. Elle date du 16ème siècle et possède deux chapelles.
Le château
Le château de la Velière, détenu par la famille de ROUGEMONT était situé sur les terres d'Izenave.
Pierre de ROUGEMONT fait construire le château de la Velière ou Vellière à Izenave. En 1460 c'est la famille de LUYRIEU qui devient seigneur de ce fief. Humbert n'ayant que deux filles, qui deviennent avec leur mari, cohéritières et co seigneurs.
Cette seigneurie appartiendra aux MIOLLANS ; une reprise de fief du 03 juin 1602, en toutes justices, par noble Emmanuel de MOYRIA.
Puis ce fut Claude Henri de REYDELLET qui fait une reprise de fief le 29 juillet 1679.
Claude Augustine de MOYRIA en hérita par partage en 1674. Puis le fief passa, par mariage, au BALME de SAINTE JULIE et pour finir les de MONTORSIER en sont propriétaires à la Révolution française.
CHALLIER qui remplace ALBITTE, ordonne d'abattre les tours du château. Ce qui contredit l'histoire qui dit que le propriétaire du château y mis le feu en juillet 1792.
La maison forte
Il existe une maison forte à l'entrée du village. Elle était la propriété de BERNARDY Jean François et Charles en 1837 d'après le cadastre. Je n'ai pas trouvé de document pour l'instant.
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1 bulletin archéologique du comité des travaux historiques et scientifiques 1912 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k203340h page 265 et suivantes
Etymologie
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Il désignerait un lieu humide ou marécageux. On y retrouverait l’adjectif latin "limosus" = bourbeux. |
Le village
Leymiat, petit village très pittoresque de notre Bugey, est un hameau de Poncin.
Au temps ancien il dépendait des seigneurs de la Cueille.
Plusieurs familles sont répertoriés1 : LIMIN en 1354, BASSET en 1422, MERCIER en 1439, GOLLETY en 1472, BLANC en 1547, Claude BOCCON, homme taillable, notaire, est affranchi en 1574 par lettres patentes2.
Une gare existait autrefois d'où partaient des wagons entiers de cerises pour l'Allemagne et l'Angleterre3.
Le Veyron y coule paisiblement par ce beau temps de mai 2022. Pourtant le 06 juin 1930 celui déborda et inonda complètement Leymiat4.
Chapelle
Une petite chapelle, sous le vocable de Saint Christophe, remplace celle située au lieu dit saint Christophe. Cette dernière fut vendue à la période révolutionnaire et laissée à l'abandon... Celle présente maintenant est plus récente. Une plaque rappelant les sacrifices de la guerre est apposée au mur.
Curiosité
La grotte de la Grande-Baille au dessus du village ne servait que d'abri pour les chasseurs5.
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2 mémoires savoisiennes janvier 1926. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5766665m
3
4 journal du midi-libre sur Gallica https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4731675d5 société d'émulation de l'Ain janvier 1914. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9768710f
Hostiaz
En attendant l'histoire du village, voici quelques anecdotes trouvées dans les registres d'état-civil...
Le 20 février 1745 la maison de Laurence COMBET veuve Laurent COMBET prend feu... L'incendie détruit la maison et tue 5 personnes.
Le père voit partir sa femme, sa fille Gabrielle âgée de 20 ans, son fils Laurent âgé de 13 ans et Antoine de 10 ans.
Dans la maison vit également Claude BALLET veuf de Pierrette DUROUGE, cette nuit là il perd sa fille Benoite âgée de 18 ans.
Ils sont inhumés sans sacrements dans le cimetière du lieu les 21 et 22 février. Pour lire l'acte en entier voir le site des Archives Départementales de l'Ain.
Le 4 juillet 1745 est une journée importante. En effet, le père ANCIAN vicaire du village bénit la première pierre fondamentale de la nef de l'église d'Hostiaz. Il en reçu la permission de Monsieur BRILLAT vicaire général pendant la vacance de l'épiscopat de Belley. A lire sur le site des Archives Départementales de l'Ain.
Villes
Eglise
Paroisse saint Nicolas du diocèse de Genève
Personnage célèbre
COSTE Jean François
A son retour dans son village natal du Bugey, il se marie le 25 aout 1764 à Varzy (Nièvre) avec Louise Elisabeth PIC, fille mineure.
Grâce au duc de CHOISEUL, il est médecin en chef auprès du général aux Etats-Unis lors de la guerre. Il est félicité par Georges WASHINGTON en 1782. Il reçoit le titre de docteur honoris causa de l'université de Pennsylvanie en 1782.
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Montréal-la-Cluse

Avant d'être Montréal-la-Cluse, les deux villages étaient distincts.
Le comté de Montréal est la propriété des familles :
- 1200-1400 THOIRE-VILLARS
- 1400-1553 SAVOIE
- 1553-1563 GORREVOD
- 1565-1571 LA CHAMBRE
- 1571-1574 MONTFORT
- 1574-1622 MOUXI
- 1622-1660 SEYSSEL
- 1660-1610 LULLIN
- 1670-1699 FAUCHER
- 1699-1720 ALLINGE
- 1720-1755 BUDE
- 1755-1789 DOUGLAS
Cette suite de propriétaires est imagée dans la chapelle DOUGLAS en l'église de Montréal.
En effet un vitrail représente Saint Louis accosté des armoiries de chaque famille.
Coligny





05/04/1736 acte de décès de Véronique de GRENAUD.


