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Châteaux, manoirs, maisons fortes de l'Ain

Cette page est réservée à la découverte de nos châteaux. Qu'ils soient encore habités, devenus musées, ou en ruines.
Il suffit de se promener dans notre région pour trouver nombre de "châteaux" trônant fièrement au somment d'un pic, d'un village, ou bien complètement ruinés et bien cachés...

Je vais vous les faire découvrir, au fur et à mesure de mes promenades...

Je ne demanderais pas l'autorisation au "châtelain" de voir l'intérieur qui, pour moi, reste du privé.
Si vous êtes propriétaire contactez moi pour prendre des photos de vos demeures, je suis preneur afin d'améliorer et compléter le site.

Pour rédiger les différents articles, j'ai consulté, entres autres :
- les registres de PEINCEDE. Cet homme a étudié, répertorié tous les actes concernant les nobles et les seigneuries détenus par la chambre des comptes de Bourgogne. Les répertoires sont en ligne sur le site des Archives Départementales de Cote d'Or ;
- les écrits de nos historiens locaux comme J. BAUX et ses nobiliaires de Bresse, Dombes, Bugey.... Sans oublier M.C. GUIGUE, S. GUICHENON, etc......
- les Archives Départementales de l'Ain, du Rhône, de Savoie. détentrices des incontournables série B des justices seigneuriales, les séries J...
- sans oublier le formidable travail des bénévoles qui ont participé à la publication des richesses archéologiques et touristiques des cantons de l'Ain ;
- et bien sûr Internet : les sites historiques concernant les châteaux, la bibliothèque nationale de France (gallica), etc....

Avant de vous les laisser découvrir un par un, je vais essayer de vous permettre de faire la différence entre les divers bâtiments, très souvent appelés "château" dans les actes d'archives. Le terme peut désigner aussi bien un château fort, une maison forte, une bâtie, un manoir, une maison bourgeoise, ...
Les premiers châteaux servent exclusivement à la défense des nouvelles seigneuries qui se créent vers les X et XIème siècle.
De grandes familles seigneuriales profitent de l'éloignement des princes de Bourgogne et de leur autorité pour prendre possession des terres. De grandes familles s'installent comme les THOIRE, VILLARS, LUYRIEU, GROLEE, COLIGNY, MOYRIA, etc. Mais également les abbayes : Ambronay, Nantua, Saint-Rambert, Saint-Sulpice, etc.
Ce réseau castral va évoluer à l'arrivée des comtes puis duc de SAVOIE, des luttes avec le Dauphiné, des familles (mariages, partages, absence de descendances, etc.), et des moyens pour l'entretenir.

Au XIIème siècle Les COLIGNY ont Géovressiat, Brion, Montréal La Cluse, ... Les THOIRES sont propriétaires de Jujurieux, Saint Martin du Fresne, Rougemont à Aranc, ... Les VILLARS possèdent La Ceuille, Cerdon, Arbent, Matafelon... 
Au XIIIème siècle Les COLIGNY règne sur Chazey/Ain, Sainte Julie, Saint Germain, Varey, Briord, Neyrieu.... Le Duc de SAVOIE seigneur de Pontd'Ain, Ambérieu, Rochefort, Seyssel, le Valromey, .... Les LUYRIEU sont établis à Culoz (Montvéran), Réoux....
Au XIVème Les BELMONT sont installés à Hostel , les LABALME à Montaigre, Prangin, etc...Les MONTFALCON à Flaxieu,... LA BALME à la Balme sur Cerdon, Les MOYRIA à Maillat.....

A partir du XVème les seigneuries n'ont plus besoin d'avoir des châteaux défensifs. Les ducs de SAVOIE vendent les propriétés et demeures aux seigneurs locaux. Les châteaux s'embellissent et deviennent des demeures bourgeoises et raffinées ou disparaissent....

Dans l'Ain nous trouvons toutes les sortes de constructions, à savoir :

Le château fort

Celui ci est signe de puissance et de défense. Il possède des fortifications et se situe sur un pic rocheux ou une motte castrale (butte de terre naturelle ou  construite). Au début simple tour avec une basse cour comportant des bâtiments agricoles et du personnel. Ils sont nommés castellulm en latin dans les textes.
Cette tour évolue en un ou des bâtiments fortifiés, toujours à des fins défensives entre le XI et XIVème siècle. Dans les terriers nous trouvons le terme de castrum.
Le château fort est donc un ensemble fortifié d'une seigneurie. Il se compose d'un donjon défensif et d'un logis, entourés de murailles avec fossés. Il est habité soit par la famille noble seigneur du lieu soi par le châtelain.

La maison forte

Ce n'est ni un château, ni une maison. Très souvent ce bâtiment est constitué d'un logis et une tour, le tout fortifié. Elle n'est pas construite comme le château au somment d'une butte, d'un pic afin d'avoir une vue éloignée du danger, mais se trouve le plus souvent dans un village. Elle reste l'apanage du seigneur qui assoit son autorité sur le lieu, mais ce lieu dépend très souvent d'une châtellenie avec un château.

La tour

Les tours étaient en bois ou en pierre, souvent au sommet d'une montagne, colline, etc, afin d'être visible du château fort ou des autres tours formant une limite de terres. Elle pouvait contenir une petite garnison chargée de veiller et prévenir. La tour possède très souvent une cheminée et un puits servant aux soldats.

La bâtie

La bâtie est l'intermédiaire entre le château fort et la maison forte. Elle sert de défense, comporte de quoi tenir un siège.. Elle est construite en moins de temps car plus petite qu'un château et avec moins d'argent. Très souvent de forme carrée ou rectangulaire elle possède un logis avec deux ou quatre tours.

Le château

Il se différencie du château fort par sa perte du côté militaire et défensif. Ils apparaissent à la renaissance au 16ème siècle. Les fortifications disparaissent, le pont-levis est remplacé par un pont en pierres, la cour fermée prend des parterres arbusifs avec des perspectives, les fenêtres s'agrandissent, etc. L'architecture passe du défensif au confort, au prestige... Apparaissent les fenêtres à meneaux, corniches, moulures, etc....

Le manoir

Le manoir ou gentilhommière est une habitation grande et  riche en raffinement intérieur comme extérieur. Souvent entouré d'un parc, situé près ou dans un village, il est habité par un noble, un riche propriétaire ou industriel. Leur construction commence à partir du 17ème siècle avec des matériaux nobles, souvent ceux d'un ancien château fort.

La maison Bourgeoise

La maison bourgeoise ressemble au manoir dans tous les points, il est donc difficile de faire une différence. Elle est construite entre le 17ème et le 19ème siècle, avec un architecte pour mener les travaux.

Lorsque je ne peux pas faire de photo du lieu vous retrouverez la même photo de ruines.

Le château de ROSSILLON ou manoir de LA FOREST

Le château de Rossillon ou manoir de LA FOREST

Le premier château s'élevait au sommet de l'éperon rocheux où se trouve la vierge actuellement. Il est noté dans les terriers de Rossillon en 1455, situé au dessus du village...
En 1232 Boniface, archevêque de Belley, est le premier seigneur du lieu. Il fait érigé un château vers 1260. Le 29 avril 1266 Guichard d'ONCIEU vend à l'archevêque de Belley les revenus du château et de sa maison de Rossillon. Au décès de l'archevêque la châtellenie revient dans le giron des Comtes. Philippe II meurt en 1285 dans son château clos de remparts. Une transaction sur les limites de la seigneuries a lieu le 03 septembre 1290 et le 25 septembre 1292 entre le comte Amé de SAVOIE et Pierre évêque de Belley. A cette époque, Rossillon est le siège du baillage du Bugey, une sorte de capitale, où se rend la justice, assorti de franchises en 1606. On retrouve dans les terriers des bourgeois et nobles installés dans ce village. Les comptes de la châtellenie prouve son étendue et en fait la plus grande du Bugey au 14ème siècle.
En 1336 un compromis est signé entre Jacques évêque de Belley, le comte Aymon de SAVOIE et le Dauphin au sujet des limites de la baronnie de Rossillon. Suite à l'incendie lors de la guerre Delphino-Savoyarde en 1353 le siège du baillage se transporte à Belley.
Noble Antoine de GRAMMONT passe reconnaissance du fief, servis et cens en 1433 qu'il tient du Duc de SAVOIE. En 1461 ce sont les frères nobles et puissants Pierre et Amédé de VILLETTE qui font reconnaissance. La même année, les frères de ROSSILLON alias BONNARD reconnaissent tenir du Duc les 3/4 du péage du lieu.
En 1484 le Duc fait "rémission" des taxes dûes par Hugues et Antoine de LA FOREST, chambellans, à cause du moulin de Rossillon, cela fut confirmé jusqu'en 1568 pour nobles Charles, Jean et Aimé héritiers de Philibert de LA FOREST. Noble Guillaume de LA FOREST, châtelain du lieu, achète une maison en 1413 à nobles Lionard et Amédé BONNARD de Rossillon, dont il fait reconnaissance en 1454, ainsi que son fils Jean en 1457. Est ce le manoir d'aujourd'hui ?
Hugues prête serment en 1536 à François 1er, roi de France pour sa châtellenie de Rossillon.
La châtellenie changea de propriétaire, le 27 juillet 1580 à Isabelle de CHALLANT. En 1580, l'albergeage de la rivière le Furans fut attribué à Louis BONIER, châtelain du lieu. Il soutint un procès, à ce sujet, devant la chambre de Dijon contre les syndics du lieu en 1608, avec une reconnaissance du cours de la rivière de 1515 réalisée par Jean de LONGECOMBE de THOY. Antoine BONNIER, fils du précédent, fait requête pour faire valoir ses droits sur la rivière.
Jean de MALRIEUX, écuyer, fait reprise de fief le 29 mars 1610 pour le comté de Rossillon. Lettres Patentes du 20 septembre 1644 en faveur d'Hercule de VILLERS pour une reprise de fief au 07 février 1645. La reprise de fief du 05 juillet 1651 est faite par Guy de MIGIEU, de par son achat à la veuve de VILLERS. Le 24 avril 1654 Antoine de CARRON fait reprise pour un quart du comté de Rossillon acquit du conseiller de MIGIEU. Joackim du CROS de GROLEE comte du dit lieu, passe reprise de fief le 22 juin 1657 pour la moitié du comté de Rossillon, suite à l'achat à Jean Baptiste de MALARMEY, par traité avec Guy de MIGIEU. Son fils, Gabriel de GROLEE exécute la reprise de fief et le dénombrement de la moitié du comté de Rossillon le 20 mars 1684. le 26 juillet 1680 une ordonnance de trésorerie assigne les propriétaire du comté de Rossillon : Jean de GRENAUD pour son fils Jean François, Marc Claude de RYE descendant d'Isabel de CHALLANT,  pour sa fille Chrétienne de MADRUC épouse du marquis DOGLIANI à qui le duc de SAVOIE doit 2 000 écus d'or sur les 7 000 empruntés. Une reprise de fief est faite le 08 février 1689 par Marianne CARRON, épouse de SEYSSEL, pour un 1/4 du comté acquit par son père (contrat achat  05 novembre 1653 Me RUBAT-VIAN. Nouvelles lettres patentes le 20 avril 1691 pour du CROS qui en possède les deux tiers par acquisition. Jugement du 24 avril 1698 concernant les taxes de la seigneurie dûes par de MIGIEU par son acquisition au comte de MALARMAY. Le 05 mars 1714 Jacques Laurent du CROS comte de GROLEE fait reprise de fief pour la moitié du comté de Rossillon. Claude Balthazard de RICCE fait reprise de fief et dénombrement du quart du comté de Rossillon acheté à Guillaume de CARRON par acte du 07 mars 1737 reçu Me GUILLOT. Le 03 juin 1738 reprise de fief du comté par Joseph de MALARMAY acheté le 24 décembre 1737. Reprise de fief le 19 avril 1777 par Joseph Marie de BARRAL marquis de Montferrat, d'une partie du comté de Rossillon que son épouse a hérité.
En 1698, Sigsimond PERREVAL, châtelain de Rossillon, et son épouse Anne DELOMPNES (famille bourgeoise de Virieu-le-Grand) reçoivent la maison de LA FOREST en bail par François de MORNIEU, seigneur de Grammont.
Le blason de la famille de la FOREST se retrouve dans une chapelle de l'église où Guillaume fut enseveli en 1440. 
Le manoir servit de prison au 19ème siècle, puis de caserne de gendarmerie au 20ème siècle.
Le manoir est classé aux monuments historiques en 2005.

La famille de ROSSILLON était seigneur du château de Beauretour à Saint-Germain-les-Paroisses.

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Le château de LUISANDRE

Le château de LUISANDRE

La bâtie, située sur le territoire de Saint Rambert-en-Bugey, dont il ne restait que les ruines d'une tour en 1650, eut une courte vie.

En pleine guerre Delphino-Savoyarde, le Comte de SAVOIE, en 1305, fait construire cette bâtie pour protéger sa frontière avec le Dauphin. Ce château de plusieurs étages fut d'abord en bois et terre. Il surplombe le château de Saint-Germain et a une vision sur toute la plaine de l'Ain. Le traité de Paris mit fin à cette guerre en 1355. Il devint donc inutile.
Il est difficile de trouver des écrits sur cette bâtie. Samuel GUICHENON en parle dans son livre Histoire de Bresse et du Bugey. d'après les recherches, ce bâtiment est plutôt carré entouré de fossés, armés en engins de sièges, troupes, arbalètes, etc.
Le Dauphin l'attaque en 1312 et l'incendie. Le châtelain de Saint-Rambert commence la reconstruction mais en pierres. Les travaux durent jusqu'en 1320. Une cuisine et des habitations se trouvent à proximité, ainsi qu'un hangar, et surtout des armes sont installées.
L'étude des comptes de châtellenies de 1320, menée par Alain KERSUZAN, lui permet d'avoir un aperçu des travaux effectués et de l'aspect des bâtiments : les 225 mètres de murs construits mesurent environ 1, 25 mètres d'épaisseur, pour une hauteur d'environ 11 mètres. La tour d'une hauteur d'environ 23 mètres et 43 mètres carré de surface au sol sur 4 étages.
Le tout est protégé par un autre mur long de 90 mètres et d'une épaisseur de 1,5 mètre.
Un pont levis sépare la tour du reste des courtines. Un four et une citerne existe dans la cour du château.

La croix fixée dans un socle en béton se trouve à l'endroit de la tour carrée mesurant environ 10 mètres de coté, pour une hauteur de 20 mètres. D'après les études du site, l'enceinte serait de 80 mètres de coté soit 6400 mètres carrés.

Il est possible de voir les fossés ceinturant la bâtie, parfois doublés, d'une largeur minimale de 7,25 mètres et d'une profondeur variant de 2,5 et 3,5 mètres. Des charmurs, sûrement en pierres sèches, venaient compléter ces fossés.

En 1319 le châtelain de saint-Rambert paie des chefs de famille pour installer leur maison dans l'enceinte du bourg, bourg protégé par une palissade en pieux de bois.

En 1321 Luisandre devient une châtellenie à part entière.

Il semble que la bâtie et le bourg furent abandonnés vers 1342.

Le duc de SAVOIE reconnait, par lettres du 12 novembre 1418 et en 1428, noble Pierre GUYOT pour la maison forte de Luisandre qu'il est obligé d'entretenir. Clauda GUYOT, héritière universelle de son père, transmet la seigneurie lors de son mariage avec Antoine de MONSPEY.

Ruiné, le Dauphin vend sa terre au fils du roi de France. Le traité de Paris en 1355 marque la fin de la guerre entre le Dauphin et la Savoie. 
Le château de Luisandre, devenu inutile, tombe en désuétude et cité en ruine dès 1416.

Par mariage, la seigneurie passe des GUYOT au MONSPEY.
En 1479, Jeoffroy de MONSPEY passe reconnaissance au duc pour sa maison forte de Luisandre qu'il tient de son père Antoine. Ce dernier devait édifier et entretenir cette maison forte, mais en fut déchargé. Jean de MONSPEY passe reconnaissance comme héritier de son père Jeoffroy. Le duc l'autorise à détruire des maisons détenues dans sa juridiction. Pierre de MONSPEY, mineur en 1563 passe reconnaissance pour ses terres de Luisandre.

Début 17ème siècle, Jean de MONSPEY vend la seigneurie à René de LUCINGE.

Puis c'est la famille de SUDUYRAND qui la possède.
Je n'ai pas trouvé trace d'actes de vente ou donation afin d'avoir une date exacte pour ces deux familles.

Jacques ESTIENNE, écuyer, fait reprise de fief le 14 août 1733, pour les seigneuries des Allymes et Luisandre, d'un tiers de la justice de saint Germain d'Ambérieu, rentes nobles de Gy, de part la donation entre vifs de François de SUDUYRAND et Jeanne SIVELLE son épouse en date du 06 juillet 1731 (Me PERRIN 69).
Une reprise de fief a lieu le 17 décembre 1748 des seigneuries des Allymes et Luisandre par dame Marie-Anne BOTTU de SAINT-FOND veuve de Dominique DUJAST (testament du 06 JUILLET 1747 Me BICHAT 01). Celle ci en fera don lors du mariage de son fils Pierre avec dame Lucresse D'ARESTE d'ALBONNE (CM 11 août 1765 Me GAYET 69).

Les ruines sont entretenues par les amis du canton de Saint Rambert en Bugey.
En 2017, les archéologues L. D'AGOSTINO et E. CHAUVIN-DESFLEURS réalisent des relevés, avec une commande de la DRAC et sur sollicitation de la mairie de St Rambert-en-Bugey, afin d'avoir une idée plus exacte de l'emprise château du mont Luisandre. Le rapport se trouve sur Internet.

Les comptes de chatellenies et autres archives ont été étudiées par Mrs CATTIN et KERSUZAN, ainsi que les fouilles et livre a été édité : la bâtie de Luisandre.

La dernière photo de la galerie est une vue du château des Allymes depuis Luisandre.

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Le château des ECLAZ

Le château des ECLAZ

Lui aussi est sur la commune de Cheigneu la Balme. Il fait face au château de Montville en contre bas et de l'autre coté de la voie ferrée.
C'est une ancienne maison forte du 13ème siècle. Elle fut agrandie au 17ème.

Joseph BOUVIER, maréchal de camp, rajouta des ECLAZ à son patronyme. Il est né et décédé à Belley en 1757 et en 1820. Il s'engagea à 21 ans comme dragon, devint général et baron d'Empire, décoré de la Légion d'Honneur, ordre royale et militaire de saint Louis, etc. Son parcours militaire lui a permis de figurer sous l'Arc de Triomphe.
Il porte en armoirie : Écartelé : au 1, de sinople, au dragon ailé d'argent, armé et lampassé de gueules, la queue nouée ; aux 2 du quartier des barons sortis de l'armée ; au 3, d'azur, au buffle passant d'or ; au 4, d'or, à trois chevrons d'azur, accompagné en chef de deux grenades d'argent, allumées de gueules, et en pointe d'une molette aussi d'argent.
Cette charmante demeure est devenue, depuis 2007, une propriété viticole de Manicle, vin bien connu dans notre Bugey.

Il est inscrit au monuments historiques en 1988.
 
Je ne trouve pas beaucoup de document, pour ne pas dire rien sur cette maison forte..

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Le château de MONTVILLE

Le château de MONTVILLE

Ce château situé sur la commune de Cheignieu-la-Balme date du 14ème siècle.
Ce fut tout d'abord la propriété des moines de l'abbaye de Saint-Sulpice.
Cette maison forte fut acquise vers 1560 par la famille du PLASTRE. La chapelle située au bas de la montée menant à l'allée du château a été fondée par Claude du PLASTRE en 1626 en faveur de son saint patron.
Gabriel PASSERAT de LA CHAPELLE achète le château en 1669.
La branche ainée éteinte en 1895, la famille BRILLAT-SAVARIN RECAMIER l'achète et la revend aux BODIN l'année suivante. La famille ruinée, le château est vendu aux enchères en 1936 et Pierre PASSERAT de LA CHAPELLE revient dans la demeure de ses ancêtres

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Le château de LA CUEILLE

Le château de LA CUEILLE

La cueille signifie le passage. Celui-ci existait au niveau du barrage de l'Allemant juste à côté et permettait de passer de l'autre côté de l'Ain. Passage important pour les savoyard.

En l'an 1303 Etienne de COLIGNY est propriétaire de la maison forte. Puis en 1344 les de LUYRIEU ont toutes justices sur la Cueille. 1355 vénérable Jacques de COLIGNY, chantre à Lyon et dame de VILLARS, vendent la seigneurie à Humbert de THOIRE ET VILLARS pour 400 florins d'or avec toutes justices.
Une copie d'un arrêt du parlement de Dijon du 11 mars 1631, sur requête de dame MERAULX de VACHON veuve de Pierre de GRANET et Pierre de LA POYPE baron de la Cueille contre Louise de ROZIERE veuve de Philippe de LA CHAMBRE signifiant que la seigneurie a été vendue le 23 février 1629 par Henry de SAVOIE, duc de Nemours, au sieur de GRANET.
Une reprise de fief du 01 décembre 1644 par Melchior de LA POYPE par décret de la chambre de Dijon du 21 août 1638 sur Charles Henry de LA CHAMBRE contre 31 000 livres. Louys de LA POYPE fait un dénombrement de la baronnie le 03 mars 1673.
Roch François Antoine de QUINSON fait une reprise de fief le 18 avril 1769 de la seigneurie de La Cueille, Poncin, Cerdon anciennement baronnie ; la Cueille est composé des villages "de Champellion, Avrillat, Leymiat, Ciseaux, Sameriat, Allemant, Corcellettes et autres...". Elle lui provient de la dote de Anne Marie MOINIAZ (?) épouse de Gaspard Augustin de QUINSON son père. Roch David de QUINSON réalise une reprise de fief le 11 décembre 1776.
En 1867 Mme veuve CHAVENT Joackim en est propriétaire. Des réparations ont été effectués par ce patron de papeteries lyonnaises.
Début 1900 l'entrée avec créneaux et passage entre la tour et la demeure a été créé.
Le 29 décembre 1947 Philippe de GAULLE épouse, à Poncin, Henriette Marie Josèphe Clémence de MONTALEMBERT, filleul du Comte de Paris. La réception a lieu au château de la Cueille propriété du père de la mariée. (photo issue de l'école Navale : http://ecole.nav.traditions.free.fr/officiers_degaulle.htm). La demeure verra passer bien évidemment le Général de Gaulle venant voir ses petits enfants, mais aussi Jacques CHIRAC et d'autres grands noms de la politique.


La tour a été refaite entièrement ainsi que la toiture d'un bâtiment. Depuis l'an dernier, M. et Me PORET, nouveau propriétaire habitent les lieux. Il a entrepris de nouveaux travaux et compte ouvrir les lieux au public. Nous le félicitons et lui souhaitons bonne chance. Nous avons pu visiter le château en début juin 2022 grâce à Patrimoine des Pays d'Ain.

En face du château se trouve une chapelle dédiée à saint Antoine. Le blason de Claude de LUYRIEU orne la clé de voute et la tombe de son épouse Anne de LA CHAMBRE porte les blasons des familles. Une particularité, un croissant au sommet du blason des LUYRIEU, nullement mentionné dans les différents ouvrages héraldiques. Ce croissant chargé
Cette chapelle fut rachetée en 1999 par la commune, et classée au patrimoine en 2003. L'association créée pour l'occasion s'occupa des ruines et restaura cet édifice à l'extérieur comme à l'intérieur.
M. Paul CATTIN, ancien archiviste du département de l'Ain, un grand passionné, a rédigé un résumé historique du château sur Wikipédia.

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Le château de PONCIN

Le château de PONCIN

Il faut savoir qu'en plus du château il existe une ou plusieurs maisons fortes dans Poncin. On les retrouve dans les reprises de fiefs des registres de PEINCEDE. La maison forte du Molar est citée dans une reconnaissance d'octobre 1294.

D'après Saint Oyen, il est l'oeuvre des THOIRE, puis Humbert IV THOIRE-VILLARS l'embellie en 1292. En 1308 Humbert V le reçoit en fief du dauphin du Viennois, dont il passe reconnaissance le  21 février 1334. Le 16 octobre 1375 Humbert de THOIRE prête serment au comte de SAVOIE. Vers 1400 Le dernier de la lignée vend le tout au comte de SAVOIE. Il fut abandonné quand il passa sous la domination de la Savoie. Le 15 septembre 1538 Charles  de LA CHAMBRE, baron de Meximieux, échange avec le duc de SAVOIE la terre de Loyettes contre 7000 écus les terres achetées le 01 septembre 1529. Par lettres patentes de 07 août 1565 le duc SAVOIE donne le marquisat de Saint Sorlin, dont Poncin fait partie, au duc de NEMOURS, son cousin. Puis la baronnie est achetée par Arthus Joseph de LA POYPE par contrat au prix de 57 000 livres avec reprise de fief le 30 décembre 1717. Une reprise de fief de 1723 est faite suite à l'acquisition par les abbés prieurs de la Chartreuse de Portes suite à un acte d'achat de 1716 au prix de 38500 livres. Roch François Antoine de QUINSON règne sur les terres de Poncin qu'il a acquit par son contrat de mariage du 01 juin 1756. Il fait reprise de fief le 18 avril 1769 et le 11 décembre 1776.
En 1831 le château est la propriété de M. JANTET, puis et vendu à la famille SAVARIN de MARESTAN.

Il était, d'après POMMEROL et M.C. GUIGUE l'un des plus beaux châteaux du Bugey.

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Le château de BELVEY

Le château de BELVEY

Le château fortifié de Belvey, sur la commune de Dompierre-sur-Veyle, était de la mouvance des sires de BEAUJEU depuis le 13ème siècle.
Au 15ème siècle Jean du SAIX entra en jouissance par mariage. Il fut assiégé et démoli par les troupes du duc de SAVOIE en 1420.
Un dénombrement en 1539 et en 1564 a lieu par Jacques CASTAING. la famille est toujours seigneur par l'aveu fait en 1675.
Claude François CHAREZIEU prête foi et hommage en 1704 au nom de Charles Joseph Luc de CAMUS.
Le 10 mars 1727, puis en 1739, François Alexandre de MARRON est propriétaire la seigneurie. Puis Marie Agricole de MARRON fera ses reprises de fief et dénombrement de la baronnie en 1751 suite à son acquisition le 19 mars 1741 de paul Alexande d'AUBAREDE, qui la tenait de Louis Auguste souverain de Dombes en 1728. Marc DARIOUX, comte de Messimy en fait une reprise de fief et le 12 juillet 1777.
En août 1781 la reprise de fief est faite par Claude BERGER marchand.
Deux blasons ornent chacune des portes d'entrée de la demeure : celui de la famille de MARRON : d'or au marronnier de sinople, terrassé de sable et placé entre deux fontaines jaillissantes d'argent et de deux marrons de sinople. Le deuxième blason est celui de la famille ROYER : de gueules, à trois barres d'or ; coupé d'azur à trois étoiles d'argent 2 et 1. La famille ROYER de LA BASTIE est l'actuel propriétaire de ce château arrivé par mariage.

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Le château de GENOUD

Le château de GENOUD

Ce château fort du 14ème, situé sur la commune de Certines, était le siège de la seigneurie, en toutes justices, de la famille de GENOST. Leurs armes sont d'azur à un chevron d'argent. A l'extinction de cette famille vers 1530, ce sont les de LACOUR qui reprirent le château. Les terres sont vendues en 1608 aux de LA CHAMBRE. La seigneurie fut adjugée à la famille de BELLET, puis par mariage aux CATIN, et enfin elle arriva par héritage à la famille ESPIARD de LA COUR d'ARCENAY (et non de LA COUS).

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Le château de CHAZEY

Le château de CHAZEY

Ce fut un château fort au 12ème siècle par les sires de COLIGNY. Il fut remanié au 15ème et agrandit au 19ème. Il passa aux sieurs de LA TOUR DU PIN, dauphion du Viennois. Il passa par traité aux comtes de SAVOIE. Il passa aux CREMEAUX... Au 19ème la famille COSTE possède ce joyaux de l'Ain.
Les Ducs Philibert II et Charles III de Savoie y virent le jour.

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Le château de SAINTE JULIE

Le château de SAINTE JULIE

Ce château date du 13ème siècle, remanié 15 et 16ème, est inscrit au Monument Historique.
Il était propriété des sires de COLIGNY, puis du dauphin du Viennois qui le céda aux comtes de SAVOIE. Il devint propriété des de VARAX par mariage, puis par manque d'héritiers de nouveau aux comtes de SAVOIE. La famille de LYOBARD, l'achète puis la revend à André de la BALME, famille qui le possédait à la Révolution.
Les armes sur la cheminée sont celles d'André BALME DE SAINTE JULIE et de son épouse TROCU. Elles comportent une erreur de couleurs car les TROCU portent : d'or à une bande d'azur semée d'étoiles d'or.

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Le château de LAMORFLAN

Le château de LAMORFLAN

Cette demeure située à Artemare appartenait à la famille GARIN qui en prit le nom.
M. GARIN de LA MORFLAN donne en 1838 un terrain avec un passage sur sa propriété et une porte dans le mur d'enceinte afin de créer un nouveau cimetière.

Leurs sépultures sont dans le cimetière d'Artemare.

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Le château d'ANDERT

Le château d'ANDERT

Je ne trouve que très peu de documents concernant le château sur Internet...
J'ai découvert aux Archives de l'Ain dans la série J, la 46J dédié aux archives du château d'Andert. Elle est composée de plusieurs cartons avec des documents non classés. J'ai commencé à photographier les documents. 3 cartons concernent un procès avec appel avec un M. TROLLIER d'Andert, qui profite du veuvage de la propriétaire pour vendanger avant l'ouverture du ban par le seigneur, traverser les champs, détourner une partie de la rivière.....

Cette très vieille seigneurie fut possédée par les familles de GRAMMONT, de LA BALME, de MIGIEU, PARRA-d'ANDERT...
En 1580 le Duc de SAVOIE cède la terre à Isabeau de GALLAND.
Le sieur de GRAMMONT est propriétaire du lieu en 1436 et le sieur de MONTFALCON possède des rolles à Andert.
En 1621 Garpard de MORNIEU possède la seigneurie mais aussi le château de Grammond.
Jean Louis et Etienne de GRAMMOND concédent le droit d'affouage dans la forêt de Contrevoz aux habitants d'Andert, selon le terrier de 1622.
Le 18 janvier 1641 Anthoinette de LA BALME, fille de Guy, hérite par acte, "de la montée de la maison, du château d'Andert, avec ses enceintes, clos, places, jardin, vergers et arbres au pré d'icelle, droit de chasse et de pêche, cours d'eau sur la rivière du Furans et autres droits seigneuriaux et appartenances et dépendances de la dite maison (série 46J1 archives de l'Ain).
Il existe un dénombrement complet des droits seigneuriaux et propriétés d'Andert daté de 1641.
Guy de MIGIEU est propriétaire comme le prouve le livre recouvert de parchemin recevant les taxes de 1650 à 1657.
Il obtient du roi de France, le 18 octobre 1682, de créer une foire le jour de la saint Joseph, à charge pour lui de payer 2000 livres.
Le 25 mai 1708, Anthide de MIGIEU, marquis de Savigny, achète la seigneurie et un quart du comté de Rossillon pour 30 000 livres au baron de MONTFORT par acte notarial passé à Chambéry. La seigneurie d'Andert  ne possède que la justice moyenne et basse.
Un texte écrit sous serment en 1710 par le sieur ARESTAN baron de MONTFORT nous apprend que les domaines d'Andert, la Chavasse et Beauregard sont des fiefs possédés en franc alleu roturier naturel au Bugey par lettres patentes du 12 août 1601 et par arrêt du conseil d'état du 04 juillet 1693 ; qu'il possède également toutes les montagnes de Contrevoz, qu'il a concédé aux habitants de Contrevoz,  la Balme, Cheignieu et Roussillon contre une mesure d'avoine. Roussillon dont il possède un quart avec la haute justice.
L'inventaire de 1716 nous permet de suivre les différents propriétaires grâce aux terriers. En 1716 sieur d'ARESTAN vend la seigneurie à François PARRA procureur de la sénéchaussée de Belley.
Antoine PARRA d'ANDERT, fils de François, passe reprise de fief en 1772. En 1785 il trie tous les papiers et essaye de mettre à jour les comptes de chaque paysans... Il écrit en première page du registre perdre environ la moitié de ce qu'il lui est dû (série 46J4). Il semble que François fut un bon seigneur envers les paysans, pas très rigoureux, ne tenant pas forcément les comptes de la châtellenie. 
Au décès de son mari en 1730, sa veuve Marguerite PERRIN est attaquée en procès par les moines de la chartreuse de Pierre Chatel. En 1745 l'affaire n'est toujours pas réglée. A partir de 1744 Mme veuve PARRA livre un procès pendant des années contre M. TROLLIER d'Andert. Celui-ci vendange avant les bans du seigneur, traverse les blés avec ses boeufs, détourne le ruisseau pour arroser ses terres, etc... Des cartes sont établies en 1746, puis 4 ans après un inventaire de tous les biens et terriers, loads, etc.est réalisé. Il est clairement mentionné tous les biens détenus avec la seigneurie, dont la maison forte de Beauregard. Le château d'Andert est entouré de vignes et d'un grand verger.
Ce château fut remanié au 19ème siècle pour en faire une demeure de plaisance par la famille RICHERAND, dit le Baron, propriétaire et maire de Villecresnes.
En 1925, l'annuaire de l'Ain nous apprends que le château est habité par M. CHAVEYRIAT.
Il est inscrit au Monument Historique en 1990.

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La maison forte de BEAUREGARD

La maison de Beauregard

Cette maison forte et ses dépendances sont à flanc de colline en face d'Andert-Condon. Elle est très bien entretenue et encore en travaux en 2022.

Cette maison forte est une dépendance du château d'Andert comme le prouve les plans de 1746, sur lesquels il est inscrit propriété de Mme PERRIN veuve PARRA.

Entre 1867 il était la propriété du député de l'Ain COTTIN Paul Joseph, 1836-1925 à Lyon, député de l'Ain entre 1871 et 1876. Il est le petit fils de Claude Joseph BONNET, patron des soieries de Jujurieux, lieu où il passera son enfance. (aucun lien avec la famille COTTIN, avocat à Belley au 17ème).

En 1888 la famille jouit toujours des biens.

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Le château de GRAMMONT

Le château de GRAMMONT

Le château est très ancien puisque du Xème siècle. On le retrouve dans les reprises de fief au nom de Grandmont.

Guillemet de GRAMMONT détient le fief de par son père par acte de 1287 à charge d'y construire une maison forte...
Geoffroy de GRAMMONT reçoit toutes justices sur Grammont en 1306 par Louis de SAVOIE.
Hugues son fils, puis autre Hugues neveu hérite des biens. Ce dernier mourant, son frère Geoffrey et Pierre de GERBAIS se dispute la seigneurie... Geoffray est jeté hors des murs.
Pierre de GERBAIS institua ses fils comme bénéficiaire des biens. Ceux ci devront payer 700 florins d'or à Geoffray suite à décision judiciaire.
Jeanne de VLLLETTE veuve de Pierre réclame sa part des biens en raison de sa dot... La justice lui donne raison, elle récupèrera le château de Grammont.
La demeure est saisie puis vendue aux enchères en 1408 au profit de André de MARTEL.
Ce dernier le cède en 1487 à Antoine de LA FOREST.
Dans les terriers de Chateauneuf de 1461 il est fait mention du "molar de Chavolay" détenu par Humbert de Grandmont fils de feu Jacques, qui fait état d'un affranchissement en 1438 par François de GRAMMONT, damoiseau, d'un certain PERONNET fils de Perret de Ravoire de Voglens son homme taillable à miséricorde.
En 1432 André fils de feu Guillaume MORTEAU passe reconnaissance du château et seigneurie de Grandmont.
En 1457 de MARTEAU reconnait tenir le fief de Grandmont du Duc de SAVOIE à cause du château de Rossillon.
Le 22 avril 1605, Lucrèce de CHABEU, veuve de LA FOREST, vend le château à Gaspard de MORNIEU.
Le 26 juillet 1610 Jean de GRENAUD, son fils Jean François et son épouse Marie de la FLECHERE habite le château de Grammont acheté par subhastation en 1609.
Gaspard de MORNIEU achète le château par arrêt du Parlement de Dijon le 21 août 1620.
Une reprise de reprise de fief a lieu en 1653 par Balthazard de MORNIEU, écuyer, propriétaire depuis 1621 au moins. Il reste dans cette famille pendant plus d'un siècle.
Claudine Catherine de MORNIEU s'unit le 31 octobre 1740 à Belley, avec Honoré-Hyacinthe d'ARLOZ. .
André MORNIEU de GRAMMONT, frère de Claudine Catherine, chevalier seigneur du dit lieu, signe procuration à Claude Anthelme d'ARLOZ pour les assemblées de la noblesse. Il teste  le 13 juin 1779 en faveur de Claude Anthelme d'ARLOZ qui n'est autre que son neveu. Ce dernier hérite du château en 1793.
Claude Anthelme d'ARLOZ épouse le 31 janvier 1785 noble Marie-Gabrielle de MONTILLET. ils habitent sur Talissieu.
les lois promulguées pendant la Révolution annulent le testament d'André de MORNIEU signé dans le château le 13 juin 1779. Claude Anthelme hérite du château avec interdiction de vendre la vaisselle et l'argenterie ! La milice saisit lors d'une perquisition armes, épée.... une arquebuse est ramenée le lendemain par Claude Anthelme. Ceci n'empêchera pas au couple et leur fils d'être emprisonnés. En effet l'émigré MONTILLET a été vu à Artemare et après se rendant au château. Une lettre d'exil arrive, ils se rendent à Bourg-en-Bresse le 23 août 1793.
Le château de Grammont a échappé à la démolition signé par GOULY.
Par son testament de 1803 Claude Anthelme lègue tout à son fils dont le château, jardin, moulin, lacs, etc. Son épouse est nommée tutrice des enfants. Leur fille Marie-Emilie née en 1786, célibataire, passera sa vie à Grammont...
Joseph Alexandre d'ARLOZ, n'ayant plus ni frère et soeur, vend le château en 1869 avant de s'établir place Perrache à Lyon, puis dans une pension à Genève ou il décède en 1871.
La mise en vente a lieu le 13 septembre 1866 dans le journal des annonces nationales : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6207948s/f3.image

La famille LACRETELLE habite le château entre 1870 et 1878 d'après les recensements de Ceyzérieu et la liste des adhérents de la société des Ingénieurs civils (1871 à Grammont-1879 au Bois d'Oingts). Il est ingénieur Civil des Mines et directeur gérant des Houillères de la Haute-Loire.
Le 25 novembre 1896, Melle PUPIER Jeanne Benoite Marie, fille de Pierre Zénion, Docteur en Médecine à Paris, et de GINET Marie Laurence Eugénie, habitante du château de Grammont, épouse le baron RUBIN de CERVENS Marie Télémaque François Charles Louis. A son décès en 1937 les quatorze héritiers vendent la propriété.
La CGT s'en rend acquéreur.
Pendant l'occupation seul le régisseur habite la dépendance avec sa famille.
Nous savons, par le site AJPN qu'en 1941 / 1942 Wildmann Manfred, 11 ans, libéré du camp de Rivesaltes est placé au Château de Grammont. Il rejoindra sa sœur Hannelore Wildmann à la Colonie d'enfants de Pringy en septembre 1942.
Le château sert aussi de colonie pour des enfants espagnols.
Puis en 1947 c'est une colonie de vacances pour les coloniaux de l'état qui prend possession des lieux.
Son ouverture est officielle le 15 juin 1947 à sa parution au Journal Officiel avec son règlement.
Mais également en 1948 sur les journaux officiels de l'Afrique Equatoriale, du Soudan et de Madagascar. 
Ce château est vendu le 19 janvier 1950, devant Maître MARGUET à Paris, par le gouvernement Général de l’Indochine à l’ADOSC

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En 1972 c'est un négociant, M. CHEMINET qui l'achète.
En 1976 c'est M. Jean de CHALON, qui commence une rénovation des lieux.

La commune de Ceyzérieu, sur lequel Grammont est implanté, lance une appel à témoins. Le château a accueilli des réfugiés espagnols ou juifs entre 1938 et 1944. Un comité de pilotage a été créé afin de rechercher des personnes, des photos, des documents sur la vie au château pendant cette période.
Un article est paru dans le journal Le monde le 05 juillet 2022.

Pour les curieux, connaissez vous le "fond BERNARD" des archives départementales de l'Ain ? Il est composé de plus de 55 000 photos sur plaque de verre d'un photographe de Belley.
Les archives ont été nettoyées, numérisées et mises en en ligne sur leur site une grande partie des plaques de verre.
Des photos concernant le personnel ou les résidents du château y sont présentes. Je vous laisse les découvrir.

Le château, très ou plutôt trop souvent visité, se dégrade vite, trop vite.
En cette année 2022, l'actuel propriétaire vend le château, les écuries et dépendances au prix de 950 000 euros. A ce début d'année 2024, il est toujours en vente, vivement qu'un repreneur se fasse connaître et fasse revivre ce lieu chargé d'Histoire.

Une association vient de voir le jour "sauvegarde et valorisation du château de Grammont", parution au Journal Officiel du 17 janvier 2023. Je vous laisse la découvrir et bien sûr adhérer. Son but est la valorisation du château, sans intervenir dans la vente, en étudier toute l'histoire à travers plusieurs commissions comme le patrimoine, l'histoire, les colonies de vacances, les réfugiés... Des personnes, dont la qualité n'est plus à démontrer de part leurs connaissances et éruditions sur le Bugey et l'Histoire, gèrent ces différentes commissions.

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* pour en savoir plus sur la famille d'ARLOZ, je vous conseille le superbe livre de Véronique BOUTEYRE : une grande famille du Bugey les d'ARLOZ du XIVème siècle à nos jours. Elle a eu accès à toutes les archives de cette famille, archives maintenant déposées aux Archives Départementales de l'Ain.

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